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l'enseignement prive 295
étaient en cinquième, et qu'en dernier lieu, les arrêts du Parlement des 6 août 1779 et 2 avril 1784 leur en avaient fait une loi expresse ». Dans rAcadémic de Paris ils étaient tenus d'envoyer comme externes, dans un lycée, tous ceux de leurs élèves de grammaire qui avaient atteint l'âge de treize ans et tous leurs élèves des classes supérieures '.
Pour la plupart catholiques, surtout dans les départements, ces établissements privés n'avaient pas besoin que Fontanes leur recommandât de complaire à rÉglise. Cependant un des inspecteurs généraux au moins leur recommanda l'intolérance, comme on le voit par le témoignage du maire de Lille, M. de Brigode, qui écrivit au préfet du Nord, le 2;j mai 1809 :
M. l'abbé Roman, inspecteur de l'Université -, à son arrivée à Lille, a mandé M. l'abbé Fouquay, répétiteur de l'école secondaire^, bomnie dont la piété est aussi connue que son dévouement à l'État et dont les talents sont démontrés par les succès multiples de ses élèves.
L'abbé Roman lui a demandé si la religion calboliquc était enseignée à tous ses élèves.
M. Fouquay a répondu :
A tous, excepté ceux dont les parents ont dit vouloir leur en faire suivre une autre, ou qu'ils étaient suffisamment instruits.
Q. — Ainsi, vous avez chez vous juifs, protestants. catholiques?