Arch. not., F
les inspecteurs g-énéraux assuraient que << les autres maisons ont perdu environ le tiers de leurs élèves' ».
Les lycées et collèges souffraient d"une autre concurrence, plus redoutable encore que celle des institutions et des pensions. Je veux parler des petits séminaires, qui, après le Concordat, avaient été fondés par les évêques, comme écoles préparatoires aux séminaires diocésains -. Ce furent tout de suite de véritables collèges, où il n'y eut pas seulement de futurs séminaristes et où l'appât des bas prix attira une foule d'enfants de toute condition. C'est le cardinal Fesch qui, de Lyon, dirigea, organisa tout le mouvement de création et de développement des petits séminaires. Même dans celui qu'il créa à l'Argentière, près de Lyon, il appela comme professeurs des Pères de la Foi, ces Jésuites déguisés dont Napoléon avait dissous la congrégation le 3 messidor an XII.
Voici, sur ce sujet, un passage, fort instructif, du rapport (9 avril 1809) des inspecteurs généraux envoyés dans le département du Rhône :
Petits Séminaires. Les établissements connus sous le nom (le petits séminaires sont très nombreux dans le diocèse de Lyon. Sans les visiter, sans prendre officiellement aucun renseignement, nous sommes parvenus à