‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 158 sur 221 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Police générale. Bulletin du 29 septembre 1810. Arch. nat., AFiv, 1510. Cf. Gh. Schmidt, p. 96.

DECRET DU lo NOVEMBRE ISll 30S

Pour ce qui est de la concurrence, le préfet des Bouches-du-Rhône se plaint des petits séminaires, qui « font tort au lycée ». «■ Les prêtres, dit-il, tendent eu général à s'emparer de l'instruction et déprécient en conséquence les institutions du gouvernement. » A Saint-Brieuc,il y a deux séminaires, qui ont des élèves de tous âges, où entrent des jeunes gens pour se soustraire à la conscription, et où « tout est soumis à des règles claustrales et occultes ». L"évêque vient d'ordonner la création d'un troisième établissement de ce genre, à Tréguier, sous la direction du sieur Richard, prêtre fanatique. Selon le préfet, « l'intention du clergé est de s'emparer de l'instruction publique et de dépeupler les écoles nationales ». Il voudrait que les écoles ecclésiastiques fussent réduites à l'enseignement de la théologie et de la liturgie, et qu'elles envoyassent leurs élèves dans les lycées et collèges pour les cours d'humanités. Le préfet du Calvados voudrait qu'une mesure générale fût prise à cet effet, non seulement pour les écoles ecclésiastiques, mais pour les institutions et pensions. Le préfet de la Meurthe, apprenant que le grand-maître vient de prendre cette mesure', s'en félicite.

Si insuffisante que fût cette enquête, elle convainquit Napoléon de l'urgente nécessité de défendre les lycées et les collèges contre la concurrence des établissements privés, et surtout des établissements ecclésiastiques. Ce qui le convainquit encore davantage, ce furent les statistiques qu'on dut hii présenter. Si l'on

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