‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 159 sur 221 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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en croit celles que Villemain publia dans son rappor^^ de 1843 (et dont malheureusement nous n'avons pas les éléments), en 1809 il y avait 9 068 élèves dans les lycées ' , 18 507 dans les collèges, au total 27 575 élèves de l'Université, et 23 508 dans les institutions et pensions; en 1810, dans les lycées 10 926, dans les collèges 22 171, au total 33 097 contre 32 112 dans les établissements privés ; en 1811, dans les lycées 10 926, dans les collèges 24 204, au total 35130 contre 32 409 dans les établissements privés, qui, on le voit, égalaient presque, pour le nombre d'élèves, les établissements d'État.

Dans un « Conseil de l'administration de l'intérieur », en février 1811, Napoléon dicta un programme de réformes, dont un des articles portait qu'il n'y aurait plus qu'une école ecclésiastique par département. Ce projet fut mis à la délibération du Conseil de l'Université, qui essaya vainement d'obtenir que la clause sur les écoles ecclésiastiques fût adoucie. Le Conseil d'État essaya aussi une modification dans le même sens, mais sans succès. De ces préparations et discussions sortit le grand décret du 15 novembre 1811, (( concernant le régime de l'Université », et qui avait pour but de faire du monopole universitaire une réalité.

Le nombre des lycées sera porté à 80 en 1812 et à 100 en 1813, à la charge des communes pour les frais de premier établissement et l'entretien des locaux. En attendant, les locaux des lycées existants seront mis, aux frais des communes, en état de contenir, autant que possible, 300 élèves, et les locaux des lycées à créer devront contenir au moins 200 élèves. Il y aura à Paris

1. D'après rfeposi; de la situation de l'Empire, 23 février 1813 (Bibl. nat., Lb 44/575, in-4), il y avait en 1809, dans les lycées, 9 500 élèves, dont 27OO externes et G 800 pensionnaires.

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