‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 162 sur 221 · APPLICATION DU DECRET DU 13 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

APPLICATION DU DECRET DU 13 NOVEMBRE

Nombreuses furent les infractions. Ainsi, à Aix, les ('lèves de l'école ecclésiastique suivirent les cours du lycée de Marseille pour la rhétorique et les humanités, mais non pour la philosophie ^ Le grand -maître ferma les j^eux. Il lui arriva, au moins une fois, de laisser comprendre qu'il avait à appliquer la volonté de l'empereur, et non la sienne propre. C'est quand l'archevêque de Besançon lui écrivit, en l'appelant '( ami reconnu du culte catholique », pour lui demander de surseoir à l'exécution du décret. « Fontanes, dit M. Ch. Schmidt, refît la missive officielle et brève qui lui avait été soumise, et rejeta sur les intentions du souverain, manifestées d'une façon positive, la nécessité où il se trouvait d'appliquer la loi : il ne « dépen- « dait pas de lui d'y apporter ni retard ni modifica- « tion 2. » A l'école ecclésiastique de Montferrand près de Clermont, d'abord les 232 élèves allèrent au lycée; puis il n'y en alla plus que 40, sous le prétexte que le parcours de Montferrand à Clermont effrayait les familles ^.

A Lyon, le nouveau régime ne fut pour ainsi dire pas appliqué. La population du lycée augmenta peu. Les institutions et pensions n'y envoyèrent pas leurs élèves. En 1810, on comptait à Lyon 38 institutions et pensions; il y en avait encore 37 en 1812, fonctionnant comme par le passé. Le recteur, impuissant, laissa faire ^.

A Paris, la maison de Sainte-Barbe, pour ce qui est de l'envoi de ses élèves au lycée, n'obéit qu'à moitié,

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