V Enseignemcnl supérieur en France, t. II, p. llU
Besançon, Grenoble, Lyon, Poitiers n'en fait qu'un; Douai en fait 8; Besançon, 8; Rennes, 14. Les autres Facultés n'en font pas ^
Si des horizons assez larges avaient été ouverts à l'enseignement dans les Facultés des sciences, un programme étroit suranné fut imposé aux Facultés des lettres par le statut du 16 février 1810 : « Le professeur de belles-lettres fera un cours approfondi de littérature par ordre de genres. Le professeur de philosophie traitera les principales questions de la logique, de la métaphysique et de la morale, et leur donnera les développements les plus propres à fortifier Tesprit et le jugement des élèves. Le professeur d'histoire exposera les principes de la chronologie, les grandes époques de l'histoire et la concordance de la géographie ancienne avec la géographie moderne. «
Comme l'enseignement des belles-lettres fut développé, dans beaucoup de Facultés, en trois chaires, ce furent bien plutôt des Facultés littéraires que des Facultés de philosophie et d'histoire. Si le programme de la philosophie, étant très vague, n'interdisait parla même aucune originalité, le programme d'histoire semblait confiner les professeurs dans de sèches nomenclatures. Bien n'était plus contraire aux idées personnelles de Napoléon, qui, on la vu '^, ne considérait pas que les <( belles-lettres » fussent un objet d'enseignement supérieur, et qui avait tracé, avec une originalité hardie, le plan d'un Institut d'histoire, à base presque
1. État numérique des grades, dans Enquêtes et documents, Paris, 188G, in-8; t. XXI. Bibl. nat., 8° R. 4997. N'ayant pas les éléments de ces statistiques, nous n'en reproduisons les résultats que sous toute réserve.