‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 177 sur 221 · Guizot, Mémoires, t. I, p. 13, 1(5 et · texte numérisé non relu

Guizot, Mémoires, t. I, p. 13, 1(5 et

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dit-il, si riinmensité de ces conquêtes saisit dubord limagiuation, rétonncment diminue quand on songe combien elles avaient été faciles et combien elles éiaienl peu sûres. » — « Les provinces n'existaient pour Rome que par les tributs qu'elles lui payaient; Rome n'existait pour les provinces que par les tributs dont elle les accablait. » — « Toute la puissance des empereui's ne pouvait soumettre les Isauriens*. » Les Isauriens, personne ne s'y trompait, c'étaient ces Espagnols que Napoléon ne pouvait soumettre. Guizot ne fut pas inquiété pour ces audaces de langage. Il y eut donc, à la Faculté des lettres de Paris, un esprit, non seulement de liberté, mais d'opposition, et qui put s'exercer sans contrainte. Il faut dire aussi que l'enseignement de l'histoire y fut fondé par Guizot avec une ampleur de vues, une sûreté de méthode, des résultats féconds. De cette chaire sortit vi-aiment, le mouvement liistoriquc du xix« siècle.

Le 0 pensionnat normal » prévu par l'article 110 du décret du 17 mars 1808, pour y former 300 jeunes gens « à l'art d'enseigner les lettres et les sciences », reçut le nom d"École normale.

On fut très embarrassé pour la loger. Si le palais universitaire projeté avait été construit, elle y aurait eu sa place. Il fut question, au début, de l'installer dans le bâtiment du collège d'Harcourt, que l'État venait d'acquérir au prix de 360 000 francs 2. Mais on

1. On trouvera celte leçon dans le tome I" des Mémoires de Guizot, p. 388 et suivantes.

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