I. Voir plus liaut, p
It' goût d'un enseignement rationnel, il voulait faire des jeunes Français autant d'hommes raisonnables, vivant selon la raison, lui obéissant certes, à lui Napoléon, mais par raison et comme au plus raisonnable des Français.
Par toutes ses créations scolaires, il honora et développa l'esprit scientifique, il laissa à l'enseignement (les sciences une place moins grande que celle que les hommes de la Révolution lui avaient donnée dans les écoles centrales, mais grande encore, immense par rapporta la petite place dérisoire qu'il tenait dans les collèges d'avant 1789. Il avait une haute idée, et originale, de l'enseignement de l'histoire'. Si cet enseignement n'eut pas dans son Université l'importance qu'il avait eue dans ses théories, ce ne fut pas du fait de l'empereur, mais du fait de ses conseillers, du fait de Fontanes, tout imbu de ce faux esprit littéraire qui déplaisait tant à Napoléon.
Sans doute, par un coup d'autorité, il introduisit les aumôniers dans ses lycées ; sans doute il déclara que la religion catholique était la base de renseignement universitaire, et en cela il contredit ouvertement Tesprit de la Révolution.
Mais, ce faisant, ce n'est point les intérêts de la religion catholique qu'il entendit servir au détriment de la science et de la raison, au détriment de ce que nous appelons aujourd'hui la la'icité.
Il voulut servir ses propres intérêts. De même qu'il avait fait le Concordat par ambition, afin de régner sur les consciences au moyen du pape, de même il posa son Université sur une base catholique, et il mit