‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 20 sur 221 · Mémoires sur le Consulat, p · texte numérisé non relu

Mémoires sur le Consulat, p

NAPOLliON ET LE MONOPOLE 4

r,0 RÉfilME DE LA LOI DE FLORÉAL AN X

vivement critiquée. Mais ces critiques semblent s'être produites plutôt dans des conversations particulières qu"en séance. Ainsi le tribun Challan dit : « I/on a paru voir avec regret que le projet ne renfermait aucune disposition particulière relativement à léducation des filles, et qu'il ne créait point d'établissement pour faire apprendre les métiers i ». Lui-même répondit aussitôt, sur le premier point : « C'est aux soins du ménage que doit être particulièrement habituée cette intéressante moitié de la société; dès lors, c'est par la main maternelle qu'elle doit être guidée ». Sur le second point, l'apprentissage des métiers, c'était, selon lui. l'affaire des parents. Fourcroy, orateur du gouvernement, quand il réfuta les objections, ne répondit rien sur ce second point, mais, pour l'instruction des filles, il dit ^ : « Ne prévoit-on pas que, dans les communes auxquelles cette organisation est confiée, on ne négligera pas de faire ce qui est convenable à cet égard? Ne sait-on pas encore que c'est dans les familles que cet apprentissage domestique, comme celui des ouvrages qui conviennent aux filles, s'établit naturellement? Est-il besoin de dire que dans les villes les deux genres d'écoles ont toujours été distingués par les deux sexes, et qu'il eût été superilu d'énoncer cette distinction? »

Le tribun Chassiron demanda qu un des premiers livres mis entre les mains des enfants leur donnât les notions les plus indispensables d'agriculture : « Quelques gravures sur bois, dit-il, fixeront leur attention à la tête de chaque leçon. Des estampes de 10 centimes de valeur, placées sur les murs des écoles, repré-

Page 1