Ibid., p. 233 et
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senteraient la meilleure charrue, les herses les plus convenables, un arbre fruitier bien taillé, une bonne ruche *. » Nulle réponse ne fut faite à ce vœu.
La plus grave objection, ce fut do reprocher à lÉtat de se désintéresser de Tinstruction primaire. Le tribun Duchesne déclara » qu'une dépense aussi véritablement nationale que l'est celle de l'instruction publique devait se reverser avec égalité sur toutes les classes de citoyens, parce que, s'il est nécessaire détendre, dans un État tel que la France république, le domaine des arts et des sciences, afin qu'ils puissent y fleurir au plus haut degré, il l'est encore plus de pourvoir aux besoins immédiats de la classe nombreuse des artisans et des cultivateurs, et que cette dernière destination de fonds publics nest pas moins sacrée ni moins impérieusement exigée que l'autre ^ ». Le projet n'établissant rien de coactif, l'enseignement primaire va être abandonné « au hasard de quelques dispositions heureuses dans certaines localités ». Il faut que la nation s'interpose, fasse <( tous les sacrifices que l'état de nos finances peut comporter », et salarie de deux à six instituteurs dans chaque arrondissement de justice de paix, en leur assurant, outre la rétribution (qui serait modérée, non forcée) et le logement, un traitement fixe de 300 francs.
Ces vues démocratiques, timidement soutenues par Jard-Panvillier \ furent raillées par Siméon, l'ex-fructidorisé : il affecta d'y voir « le roman dune instruction gratuitement offerte à une multitude qui n'en profiterait pas... à moins qu'on ne contraignît, à peine