Ibid., p. 76 et
du gouvernement et de son chef ». Il proposait, en conséquence, de leur permettre ^< de fixer leur établissement dans la ville de Lyon, où ils ont déjà des postulants, étant convenu que leur supérieur de Rome n'aurait aucune inspection sur la France et que les Frères de France auraient un supérieur général résidant à Lyon )>. Le premier Consul approuva ces propositions par arrêté du lendemain 11 frimaire'.
A Toccasion du décret du 3 messidor an Xll, qui supprimait les congrégations non formellement autorisées, le gouvernement leur demanda leurs statuts, qu'ils rédigèrent 2, et que le Conseil d'État, en germinal an XIII, refusa d'adopter ^ Mais cela ne gêna nullement les Frères. En 180y, ils reprirent leur ancien habit. Do 1805 à 1808, ils s'installèrent dans plus de villes qu'avant 1789 ^. Le 21 frimaire an XIII, Fourcroy envoya aux préfets une circulaire pour avoir la statistique de leur personnel, vu qu'ils « ont trop bien mérité du premier enseignement pour que, dans un moment où tout ce qui a été utile doit être rendu à sa destination, leur Institut puisse être oublié^ ».
D'autre part, des arrêtés consulaires en date des l^'' nivôse an IX, 24 vendémiaire et 28 prairial an XI, 21 germinal an XII, autorisèrent les sœurs de la Charité, les sœurs Hospitalières, les sœurs de Saint-Thomas, celles de Saint-Charles, les sœurs Vatelottes à reprendre leurs anciennes fonctions, non seulement
1. Alexis Chevalier, p. 93, et Annales de rinstiliU des Frères, t. II, p. 719.