Alexis Ctievalier, p
L ENSEIGNEMENT l'KLMAIllE o9
dissemenl viennent apprendre à lire, écrire et compter, et où les jeunes filles se forment au travail de l'aiguille; 2° les salles où les jeunes gardons apprennent les métiers de cordonnier et de tailleur, sous des maîtres gagés el à poste fixe; 3" les ateliers que le citoyen Cahours, qui a obtenu une médaille d"or à la première exposition des produits de l'industrie pour ses succès dans la fabrique des bas, tient en activité pour son compte, el suivant un traité passé entre lui et le maire du X'' arrondissement. Le ministre a donné, à titre d'encouragement pour l'établissement confié aux soins de M""*^ Despinas, dont il a beaucoup loué le zèle, une somme de 2 000 francs'. Le ministre s'est ensuite transporté dans rétablissement formé rue du Bac, passage de Grenelle, par le citoyen Bouvier, qui, sous les auspices du même citoyen Duquesnoy, s'est cliargé d'instruire plusieurs jeunes gens appartenant à des familles peu fortunées de cet arrondissement. Le ministre a témoigné au citoyen Bouvier toute sa satisfaction et lui a donné à titre d'encouragement une somme de 1 SOO francs-.
La même année, une école gratuite de (illcs fut ouverte, au faubourg Saint-Marceau, par le Comité de bienfaisance de la division du Finistère '.
En vendémiaii* an XII, Mctor de Lanneau, directeur du collège Sainte-Barbe, ouvrit une école gratuite, qu'il confia à un Frère des écoles chrétiennes, sous la direction du préfet des études du petit collège. Trois ans plus tard, eu 1806, il adressa à Fourcroy, au
1. En fan XllI, les principaux habitants du X" arrondissement se formèrent en Société d'assistance charitable, qui, sous la surveillance el Tinlluence du clergé, ouvrit des écoles gratuites, suivies, dès la première année, par près de douze cents enfants. M. Alexis Chevalier, lex Frères des Écoles chrétiennes, p. 290 el suiv., a publié une partie des statuts de celte société et donné des détails sur son fonctionnement.