‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 27 sur 221 · Arch. nat., F · texte numérisé non relu

Arch. nat., F

1 200 francs à chaque instituteur. De 1806 à 1813, dans le budget de la ville de Paris, on voit figurer, au total, une dépense de 30 800 francs, soit 14 400 francs pour le traitement de 12 instituteurs, 14 400 francs pour le traitement de 12 institutrices, et 2 080 francs pour le traitement d'adjoints aux instituteurs et institutrices ayant plus de cent élèves ^ Par la modicité de la somme attribuée au traitement de ces adjoints, on voit que bien peu de ces écoles publiques avaient plus de cent élèves, et, comme elles étaient en très petit nombre, il est peut-être permis de supposer que le succès de cet enseignement primaire municipal et laïque fut médiocre.

La loi n'avait rien dit des écoles primaires non communales, cest-à-dire privées. On pouvait en conclure que la liberté de l'enseignement primaire était maintenue. Comme les préfets n'étaient chargés de surveiller et d'inspecter que « les écoles particulières dont l'enseignement serait supérieur à l'enseignement des écoles primaires )> (art. 8), chacun pouvait se croire libre de tenir une école primaire. Il n'en fut rien, du moins à Paris. Par arrêté du préfet de la Seine du 25 pluviôse an XII, tous les chefs et instituteurs des écoles primaires autres que les vingt-quatre écoles municipales durent, sous peine de fermeture, produire ou se procurer une autorisation, et quiconque voulait avoir une école, ou y enseigner, dut demander une autorisation au préfet, après avoir été examiné par un jury spécial, nommé par le préfet 2. Un autre arrêté

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