‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 31 sur 221 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

NAPOLf-OX ET LE MONOPOLE. O

66 RÉGIME DE LA LOI DE FLOllÉAL AN X

le local, les collections, les frais déjà faits pour son établissement, de la convertir en une école secondaire, plus forte et plus utile même qu"un ancien collège? Voilà tout à coup soixante-dix écoles presque toutes organisées... » « Émanation des écoles centrales, dont il est néccessaire de conserver au moins l'esprit, ces institutions réformées doivent offrir aux premiers élans de la jeunesse, avec l'étude des langues anciennes plus approfondies, avec une discipline plus propre aux succès de cette étude, celle de la géogra phie, de l'histoire, des sciences physiques et mathématiques, qui ne seront plus désormais écartées d'une éducation libérale '. ^'

Ajoutons qu'un des éléments d'émulation cl de succès pour ces écoles secondaires, existantes ou à créer, c'était l'institution des boursiers, dont nous parlerons tout à l'heure.

Comment la loi fut-elle appliquée?

Un arrêté du 4 messidor an X 2 ordonna aux préfets et aux sous-préfets de visiter, dans les dix jours, les écoles particulières où l'on enseignait les matières énumérées dans l'article 6 de la loi : ils formeront un état de celles de ces écoles qui, pour ces raisons, peuvent être considérées comme écoles secondaires, avec l'indication du nombre des professeurs et des élèves: quand le gouvernement aura approuvé cet état, les écoles y comprises porteront seules le titre d'écoles secondaires.

Voilà pour les écoles existantes. « Les communes

1. Recueil de lois et rcylements, t. II, p. 236. Fourcroy prononça deux discours dans ce débat, l'un au début, qui est une sorte d'exposé des motifs, l'autre à la fin, qui est une réponse aux objections.

Page 1