Recueil de lois et règlements, t. II, p
2. A ce propos {ibid., t. 11, p. 241), Fourcroy trace uu tableau intéressant, de ces « deux dernières classes de logique et de
SOUS beaucoup de rapports, qu'une suite de bons raisonnements sur ce qu'on se doit et sur ce qu'on doit aux autres; les mathématiques, dont le besoin se retrouve aujourd'hui partout; les sciences physiques, dont il est presque honteux d'ignorer les éléments, dont l'étude répand tant de charmes sur l'existence et promet tant de lumières utiles dans tous le cours de la vie, quel que soit le genre d'occupation auquel on
physique , qu'on renfermait sous la dénomination générale de philosophie dans les collèges >-, et que la plupart des écoliers ne suivaient pas. « Les formes du raisonnement présentées avec l'appareil et le langage barbare de prétendus commentateurs d'Arislote, qui l'avaient altéré en voulant le faire entendre, ouvraient à la jeunesse la carrière de celte philosophie. Une morale, aride par sa méthode et rebutante par sa sécheresse, venait ensuite, accompagnée d'une métaphysique qui contrariait et obscurcissait même les idées profondes de Locke et de Condillac. On n'apprenait réellement, la première année, que l'art de rédiger un syllogisme en forme, et de se préparer aux études scolastiques des thèses qui terminaient cette fastidieuse étude. » La seconde année ou année de physique, offrait à peine l'ébauche d"un enseignement de mathématiques et de géométrie, pendant six mois au plus. « Au lieu d'un cours de physique et d'histoire naturelle , un démonstrateur ambulant venait montrer quelques phénomènes électriques ou magnétiques, quelques expériences dans le vide, la circulation du sang dans le mésentère d'une grenouille, le spectacle de grossissement de quelques objets par le microscope. Là se bornait l'étude de la nature dans les collèges; et l'on décorait ces séances de quelques heures du nom de physique, parce que, quelques mois auparavant, on avait dicté des cahiers de théories et d'explications, qui n'étaient que des notes vides de sens pour la majorité des élèves. Je n'ai point chargé le tableau; j'ai dit ce que j'ai vu, ce que plusieurs de ceux qui m'écoulent ont vu comme moi. » Rœderer, parlant au nom du gouvernement devant le Corps législatif, dans le môme débat, sans nier l'insufllsance de l'enseignement scientifique dans les anciens collèges, fit à Fourcroy cette objection : « On n'a pas réfléchi que ce sont les progrès récents des sciences physiques, la sûreté de leurs nouvelles méthodes, qui leur ont donné le droit de prétendre à un enseignement plus développé ». Et il ajouta cet étrange propos : " Peut-être, on ronsidér.int ces progrès mêmes, serait-on fondé