Ibid., p
à une éducation libérale, dit Fourcroy, se trouvera compris dans les lycées; néanmoins ils ne seront pas tous uniformes et égaux. Les localités, la population, les ressources, les habitudes, les dispositions pour diverses connaissances, les besoins vai'iés comme le sol et l'industrie, exigent ingénieusement une diversité dans les genres et le nombre des sciences enseignées. La loi doit cependant fixer un minimum en ce genre, puisqu'il est nécessaire qu'aucune de ces écoles nationales ne soit dépourvue du caractère d'universalité d'enseignement sur lequel elles sont fondées et qui en constitue le type. Aussi le projet exige-t-il au moins huit professeurs: mais il laisse au gouvernement le droit d'augmenter ce nombre, ainsi que celui des objets dïnstruction dans ceux des lycées qui le mériteront par le nombre et par les progrès de leurs élèves '. »
Dans les écoles centrales, les élèves pouvaient opter, à leur fantaisie, entre les divers enseignements. Il n'en sera pas de même dans les lycées : « L'enseignement y sera progressif, depuis les premiers principes des langues et de la littérature des anciens, qui doivent commencer toute une éducation libérale, jusqu'aux éléments des sciences, qui ont reçu un si grand accroissement en France durant le tiers du xviiie siècle. Les élèves, à tous les degrés d'instruction, y trouveront, dans des classes successives et graduées, tous les genres de connaissances qui peuvent les guider dans le plus grand nombre des étals de la société, et celles mêmes qui doivent initier quelques-uns d'entre eux dans l'étude approfondie des sciences -. ■■>