‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 53 sur 221 · Chabot et Cliarlély, p · texte numérisé non relu

Chabot et Cliarlély, p

de bons ^ ". A Paris, au lycée Impérial (Louis-le- Grand) : « Oui étaient les maîtres d'études ? Des officiers subalternes .en retraite, qui conservaient la rudesse des camps, et ne connaissaient de vertu que l'obéissance passive -. »

Pour l'enseigement, au lycée de Bordeaux on interpréta le programme avec beaucoup de liberté. On aurait dit, d'après ces programmes, que le français ne devait être que l'auxiliaire du latin. C'est le contraire qui eut lieu à Bordeaux : « Le latin, dit M. Courteault, n'était qu'un auxiliaire utilisé pendant tout le cours des études pour rendre les écoliers capables de s'exprimer correctement et élégamment dans la langue maternelle » (et en cela le lycée de Bordeaux suivait la tradition des écoles centrales). On ne traduisait pas un auteur latin sans en apprendre par cœur une traduction ou une imitation française, par exemple les Eglogues de Gresset à propos de celles de Virgile, ou à propos d'Ovide la traduction de ce poète par Saint- Ange. Il arrivait même qu'on ne prît point prétexte d'un auteur latin : ainsi, en 1809, les élèves de sixième apprirent des passages d'une tragédie de Baour-Lormian, Oinasis ou Joseph en Egypte, jouée pour la première fois en 1807. C'est seulement à partir de la seconde que les élèves apprenaient par coeur des auteurs latins, et ces auteurs furent Virgile et Horace. Si on apprenait par cœur des poètes français, les prosateurs français inscrits au programme furent totalement négligés dans les classes inférieures, et seulement analysés par les professeurs dans les classes supérieures.

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