‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 57 sur 221 · Recueil de lois et règlements, t. H, p · texte numérisé non relu

Recueil de lois et règlements, t. H, p

lycées, au nombre d'une, de deux, ou même de plus de deux, suivant leurs rapports, leur influence réciproque, et l'importance des villes où ces lycées seront établis. 11 est bien reconnu que, rapprochées les unes des autres, elles s'éclairent naturellement, se fortifient, s'élèvent et s'agrandissent par leur contact et par une sorte de réaction les unes sur les autres. Elles seront d'ailleurs régies comme les lycées auxquels elles appartiendront et par le même conseil administratif ».

Parmi ces écoles, celles de droit, dont la création n'était annoncée que comme possible, sont les seules qu'on créa réellement. Depuis la disparition des anciennes écoles de droit 2, il. n'y avait eu aucun enseignement national du droit, mais seulement des projets de grands établissements « où, avec le droit proprement dit, auraient été enseignés le droit public, le droit des gens, l'économie politique, la science financière et le droit naturel ». « Le droit y eût été, non plus comme un tout, mais comme un fragment, non plus comme un principe, mais comme un dérivé '^. » Cette conception, trop philosophique, n'était plus d'accord avec l'esprit du temps. On sentait le besoin de former des praticiens plutôt que des savants. C'est à ce besoin qu'avaient prétendu répondre deux établissements parisiens d'enseignement supérieur privé, de formation récente, l'Académie de législation et l'Université de jurisprudence.

L'Académie de législation (quai Voltaire, n" 2) offrait

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