‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 70 sur 221 · Œuvres de Turgol, éd. Daire, t. II, p · texte numérisé non relu

Œuvres de Turgol, éd. Daire, t. II, p

rétude des devoirs du citoyen, membre d'une famille et de l'État, fût le fondement de toutes les autres études, qui seraient rangées dans Tordre de l'utilité dont elles peuvent être à la patrie. » Il voulait que le roi fît donner « à tous » une instruction morale et sociale, qui « exige des livres faits exprès, au concours, avec beaucoup de soin, et un maître d'école dans chaque paroisse, qui les enseigne aux enfants, avec Tart décrire, de compter, de toiser, et les principes de la mécanique ». Il osa répondre à sa Majesté qu'ainsi « dans dix ans sa nation ne serait plus reconnaissable ».

Ce fut l'idée de la Constituante, quand elle décréta qu'il serait" créé et organisé une instruction publique commune à tous les citoyens ».

Les circonstances de guerre civile et étrangère empêchèrent la Convention d'organiser cet enseignement d'État dime façon complète. Elle crut devoir permettre aux particuliers d'enseigner concurremment à lÉtat, et la liberté d'enseignement fut même proclamée par la Constitution de l'an III. Mais, comme l'expérience montra que cette liberté profitait surtout aux ennemis de la Révolution, nous avons vu que le Directoire exécutif, en l'an VI. par deux arrêtés, restreignit cette liberté'. Un instant voilé, le droit émincnt et exclusif de l'État à diriger l'instruction publique fut remis en lumière, notamment par le ministre de l'Intérieur Le Tourneux, dans son rapport au Directoire exécutif du 26 pluviôse an VI : « Deux choses, disait Le Tourneux, sont nécessaires pour rendre l'instruction publique ce qu'elle doit être : de

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