‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 71 sur 221 · IDEE DU MONOPOLE UMVEIISITAIRE · texte numérisé non relu

IDEE DU MONOPOLE UMVEIISITAIRE

bonnes mcthodcs et de bons principes uniformes. De bonnes méthodes formeront de bons esprits; de bons principes ibrmeront de bons citoyens. Mais ici la bonté ne suffît pas sans l'uniformité K Ce n'est que de ces deux qualités réunies que peut naître et se former un véritable esprit public. Les premières impressions sont toujours les plus durables; il faut donc tâcher quelles soient les plus saines, c'est-àdire les plus conformes aux lois et au gouvernement, et qu'en même temps elles soient le plus généralement et le plus uniformément répandues.... Il n'y a qu'un moyen de garantir au gouvernement la bonté et l'uniformité de l'instruction : c'est que lui-même la surveille 2. » Le Tourneux ne dit i)as : ■< C'est que luimême la donne ou la dirige », parce ((ue c'eût été inconstitutionnel, mais on voit liien qu'il le pense et que c'est comme s'il le disait.

Ce que Le Tourneux n'osait pas dire nettement en l'an XI, le gouvernement consulaire le proclama, dans cette circulaire de l'an XI où on lit : « L'éducation publique appartient à l'État, car les familles particulières doivent être dirigées d'après le plan de la grande famille, qui les comprend toutes '' >.

Conformément à ce principe, la loi du 11 floréal an X avait déjà restreint la liberté de l'enseignement;

1. C'est ce qu'avait dit, en 1708, le président Rolland : « Uuniformilé dans renseignement, et surtout dans celui que l'on reçoit dans sa plus tendre jeunesse, peut seule opérer Vunifonnitâ dans les mœurs, dans les coutumes et dans les usages, dont la diversité est quelquefois si nuisible aux projets les mieux combinés. » (Recueil de pLusiaurs ouvrarjes de M. le président Rolland. Paris, I78:j, ia-4, p. 23. Bibl. nat-, Inv. R. 6 074.)

2. Cité par Albert Duriiv, L^ Instruction publique et la Révolution, p. 381 à 384.

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