LE GRAND-MAITRE
temporain vante son esprit « aimable et pénétrant », son humeur « la plus égale et la plus facile * 'k
Enfin c"est Fourcroy qui, dans l'élaboration du plan d'Université, avait été, sous Napoléon, l'ouvrier de la première et de la dernière heure, presque le seul ouvrier, en tout cas l'ouvrier qu'aucune exigence n'avait rebuté : Cuvier assure que Napoléon lui avait fait recommencer vingt- trois fois le i)rojet d'Université impériale ^.
Malgré toutes ces raisons de faire du directeur général de l'enseignement, de son collaborateur éprouvé, le grand-maître de la nouvelle Université, c'est Fontanes que Napoléon appela à ces fonctions.
Soit dit en passant, Fourcroy, insulté d'un tel affront, se cramponna au pouvoir qui lui échappait. 11 accepta un reste de fonctions, ainsi défini dans VAlmanach impérial pour 1809, au département de l'Intérieur : '< Parties d'instruction publique. M. le comte Fourcroy, conseiller d'État à vie : nomination aux places d'élèves du gouvernement dans les lycées. Collège de France, Conservatoire impérial de musique et de déclamation '. » Nommé comte de l'empire le 26 avril 1808, il n'en eut pas moins le sentiment de sa
1. Biographie nouvelle des coiUeiiiporaiiis, par Arnault, Jay, Jouy et Norvins, article Fourcroy (publié en 1822). Il est probable que cet article est Tu'uvre d'Arnault, qui avait si bien connu Fourcroy, quand il était, lui Arnault, chef de division sous ses ordres. Voir plus haut, p. 45.