LE CONSULAT : L ENSEIGNEMENT PRIMAIP.E
Il y eut même un département où on ne fit rien du tout :
« Nos prédécesseurs, disent les administrateurs du Var en Tan \I et en l'an VII, avaient essayé inutilement d'établir les écoles primaires conformément à la loi du 3 brumaire an IV. Nous l'avons également lente sans obtenii' aucun résultat; la majeure partie des administrations centrales des cantons n'a pas secondé nos efforts ^ »
Les choses s'améliorèrent-elles sous le Consulat?
Nous avons quelques renseignements dans les statistiques que les préfets publièrent en IX et en l'an X, mais malheureusement pas pour tous les départements '^.
Le préfet de l'Aisne dit que la plupart des villages manquent d'instituteurs, que ceux qui existent sont routiniers, ne font classe qu'une partie de l'année, et que, dans les villes, on regrette les « ignorantins ». (( Encore la plupart des villages manquent-ils d'instituteurs. )) « Les choses ont toujours été à peu près dans le même état à l'égard des campagnes, si ce n'est que les fonctions de clerc-laïque donnaient toujours un maître plus ou moins capable dans toutes les paroisses. »
Dans les Hautes-Alpes, les écoles primaires ne sont pas organisées. Motifs : « Défaut d'hommes capables, insuffisance des recettes municipales, peut-être opposition des prêtres, qui ne veulent pas se soumettre aux lois ». « Le fanatisme s'applaudit de la désertion des
Van VI. Je l'ai reproduit dans mes Éludes cl Leçons, 6' série. p. 264 et suivantes.
1. E. Poupé, L'enseignement primaire à Drcujuignan (1807), p. 22.