‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 93 sur 221 · Œuvres, t. 1, p. 6L · texte numérisé non relu

Œuvres, t. 1, p. 6L

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maître des conseils de libéralisme. Au Conseil privé où fut agitée la question de rétablissement de l'empire (3 floréal an XII), il demanda que du moins la nouvelle monarchie fût libérale, et il le demanda par cette formule : « Monarchie dans le chef, aristocratie dans le Sénat, démocratie dans le Corps législatif ". Voilà pourquoi Chateaubriand dira de Fontanes : « Il maintint la diguilé de la parole sous Tempire du maître qui commandait un silence servile - ». Mais, comme il devait toute sa fortune à Napoléon, celui-ci crut avoir conquis son cceur, êfre sûr et maître de son dévouement, qu'il trouvait intelligent et spontané.

D'autre part on a vu que, causant avec l'empereur, il lui avait dit : '^ Il faut dans l'enseignement, comme en toutes choses, l'unité de vues et de gouvernement ». C'était lui dire sa propre pensée.

Voilà pourquoi, selon toute vraisemblance. Napoléon nomma Fontanes grand-maître.

Cette nomination fut signée le même jour que le décret qui organisa l'Université (17 mars 1808). Fontanes cumula ces nouvelles fonctions avec celles de président du Corps législatif, qu'il exerçait depuis le 20 nivôse an XII, puis avec celle de sénateur, quand il fut appelé au Sénat (février 1810). Son traitement de grand-maître fut fixé à 100 000 francs^. En outre

1. Voir un bioiiillon do procès-verbal do ce (lonseil privé, de la main de Maret, aux Arch. nat., AFii, 1227. Cf. mon Histoire politique de la Révolution, p. 772.

2. Lettre de Chateaubriand au Journal des Délais, 31 mars 1821, publiée dans le n° du 10 avril, et reproduite par M. Biré, dans son édition des Mémoires d'outre-tombe, t. IV, p. 495. Cette lettre est un éloge funèbre de Fontanes.

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