‹ Napoléon Ier et son tempsChapitre 119 sur 389 · BONAPARTE AUX TUILERIES · texte numérisé non relu

BONAPARTE AUX TUILERIES

décidé, à la sanction dn peuple, avait été acceptée le 7 février 1800, par 3.011.007 omï contre 1.562 non. Ce n'était pas là seulement une éclatante majorité ; le nombre des votants surtout était un signe remarquable. On n'avait jamais vu depuis 1789 un pareil empressement. Dans les années précédentes, même pour les votes les plus graves, la majorité s'était abstenue et la Constitution de l'an III elle-même, quoiqu'elle consacrât la fin de la Terreur, n'avait été sanctionnée que par 1.057.370 suffrages favorables contre 49.955. Ce plébiscite était donc une véritable manifestation nationale. Avant que ce scrutin ne fût officiellement promulgué, dès le 19 février 1800, le Premier Consul avait quitté le Luxembourg et s'était établi aux Tuileries. Sur les murs portant encore les traces nombreuses des émeutes qui avaient dévasté le palais, on pouvait lire encore : « Le 10 août, le trône fut renversé; il ne se relèvera jamais. » Le jour même. Napoléon disait à un de ses anciens camarades de l'école de Brienne, qu'il avait attaché à sa personne et qui après l'avoir accompagné en Egypte remplissait auprès de lui les fonctions de secrétaire : « Nous voici aux Tuileries, Bourrienne; maintenant il faut y rester. »

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