LIGUE -DES NEUTRES. — PROJETS SUR L'IXDE
Don, Orlof-Dénissof, reçut des lettres de Paul qui lui ordonnait de commencer son mouvement sur Orenbourg, lui promettant toutes les richesses des ludes comme récompense, mais lui recommandant d'annoncer partout sur son chemin aux dynasties indigènes que la Russie n'avait affaire qu'aux Anglais et qu'elle était en paix avec tous les peuples qui ne leur porteraient pas secours. Il devait également, à Khiva, délivrer les captifs russes, à Boukhara, s'assurer que les indigènes ne se donneraient pas aux Chinois ; enfin de l'Indus, il se poi-terait sur le Gange (lettres de janvier et février 1801).
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Fig. 111. — L'écot.
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<t L'autre expédition devait se composer de 35.000 Français et de 35.000 Eusses, à la t«te desquels Paul demandait qu'on plaçât le vainqueur de" Zurich, Masséna. Les 35.000 Français, partis des bords du Rhin, descendraient le Danube dans des navires que leur fournirait le gouvernement autrichien, s'embarqueraient à l'embouchure du Danube sur des vaisseaux qui les conduiraient à Taganrog, remonteraient le Don jusqu'à Piati-Isbiankaïa, franchiraient le Volga à Tzaritzine, le descendraient jusqu'à Astrakhan, et de là, traversant la Caspienne sur des vaisseaux russes, se rendraient à Astérabad, sur le rivage persan, où les attendraient les 35.000 Russes. L'armée combinée se porterait par Hérat, Férah et Kandahar, sur le haut Indus et commencerait la guerre contre les Anglais. Ce projet, en marge duquel se trouvent
les objections de Bonaparte, réfutées ensuite par l'empereur russe, entre dans les détails d'exécution les plus minutieux. Il compte 20 jours pour descendre le Danube, 55 jours pour atteindre Astérabad, 45 pour arriver à Tlndus : total 120 jours des bords du Rliin à ceux du Sindh. Des aréostatiers, des artificiers, un corps de savants, analogue à la mission d'Egypte, accompagneraient l'expédition. Le gouvernement français enverrait des objets précieux, produits de nos industries nationales. Distribués à propos aux princes de ces contrées et offerts avec la grâce et l'amabilité qui sont si naturelles aux Français, ajoutait la note russe, ces objets serviront à donner à ces peuples la plus haute idée de la magnificence, de l'industrie et de la puissance de la nation française et à ouvriç par la suite une branche importante de commerce. » (Rambaud.)
Paul I" n'oubliait pas pour cela la politique européenne. Il décidait la Prusse à entrer dans la coalition, qui devenait la quadruple alliance (fév. 1801). Les Danois occupent Hambourg, Lubeck et ferment l'Elbe; les Prussiens occupent le Hanovre et ferment les bouches du Wéser et de l'Ems. L'Angleterre avait donc la guerre avec toute l'Europe. Au dedans elle avait la famine et était menacée de grands troubles. Pitt projetait en faveur des Irlandais et des catholiques anglais des mesures qui tendaient à mettre fin à la longue oppression dont ils étaient victimes. Mais le fanatisme anglican et puritain s'était réveillé au cri de « No popery ». Le roi partageait ces sentiments. Il ne comprenait pas qu'il n'y avait pas de conduite, comme le disait encore Byron à la Chambre des lords en 1812, qui pût favoriser davan-, tage les entreprises de Napoléon que la manière d'agir du gouvernement anglais envers les catholiques et envers l'Irlande. Pitt ne voulut pas être désavoué et donna sa démission le 8 février ; mais son parti restait au pouvoir avec Addington. Le nouveau ministère ne fit qu'exécuter ce que le ministère précédent avait préparé en envoyant contre Copenhague une flotte commandée par Parker et Nelson. Copenliague fut bombardée sans déclaration de guerre, et, malgré son héroïsme, dut se soumettre aux exigences anglaises par la capitulation du 2 avril 1801.
Cet événement n'aurait probablement pas dissous la ligue, mais on apprit tout à coup que le czar Paul P'" avait été assassiné. Bonaparte vit dans cet événement tragique la main de l'Angleterre.
Il a tenu parole.
Bien moitu occupé de u ffloirt Que da Min de notre bonheur, La P»ix, »i»r*8 chaque TÏctoire, Fat Ifl prcmitr Tcea de Kn coeur.
Fsr wn ee]n-it, par ta Taillance, Tous sont éclairés ou soumïx, Il gouTcrne et rend à la France Dea loix , dei vertiu des amis.
Gravure au burin anonyme.