‹ Napoléon Ier et son tempsChapitre 156 sur 389 · LETTRES. — SCIENCES. — PRESTIGE DU PREMIER CONSUL · texte numérisé non relu

LETTRES. — SCIENCES. — PRESTIGE DU PREMIER CONSUL

Laplace poursuivait la publication de sa Mécanique céleste; Cuvier, de ses Leçons cCarmtomie comparée. En 1800 paraissaient les Recherches sur la vie et la mort, de Bichat, et l'ouvrage de M'"*^ de Staël, Be la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales; en 1801, VAtala de Chateaubriand, publié dans le

Fig. 130. — Bené-Just Hfttty, professeur au Moséum d'histoire naturelle. Dessiu et gravure de Debucourt.

Mercure de France, V Idéologie de Destutt de Tracy, le Traité de minéralogie de Haiiy, les Recherches sur les lois de Taffinité, de BerthoUet.

L'année de la paix d'Amiens était marquée par les travaux philosophiques de Cabanis {Rapports du physique et du moral), ceux de Maine de Biran, ceux de M. de Bonald. Geoffroy Saint-Hilaire, revenu d'Egypte, prépare son catalogue des mammifères du Muséum. Le marquis de Saint-Simon, le réformateur social, publie son premier ouvrage, Lettres d'un habitant de Genève à ses contemporains. Charles Nodier débute par Stella et les Proscrits, M'"° de Staël affirme son talent dans un

genre mwv««n pour elle, le ix«u»n Dtlphmt; mais Tattention publique est surtout ocoHiw do Chatoaubriau»! et de sou Oinit du ChmtioHÙimr , qui associe son nom à celui du IVciuior C\insul dans l'aMirre de la restauration do la n^lijrion en France.

Tels sont les priucijwux traits de cette organisation de la France, qui reste le plus solide des titres de Napoléon »\ l'admiration des si^cles. Les anmVs inconijvxrables du gouvernement consulaire semblaient ouvrir »\ notre paj's nue ca^ri^re indt^tînie de gloire et de prospi'ritt^, dans la modt^ration et la force. Heureux temps oh le pouvoir <Hait tont-puissant sans que la nation fCit opprimée ou servilo, oîi les serviteurs de Tt-tat okMssment librement i\ leur chef par une admiration raisonnce! Ces mêmes conseillers d'État qu'on a accusés d'avoir exécuté aveuglément le mot d'onlre du Consul, « sont ces mêmes honunes, dit Ségur, qui, bientôt apr^s, lorsqu'on proposa l'empire >\ leurs votes écrits et signés, répondirent les uns par le vœu du njaintien de la république, les autres par celui d'une monarchie parlementaire. » Jamais clief ne fut plus volontairement suivi.

» Une preuve de son »sc«udaut, dit Roederer, c'est la n^^erve et mémo le resjiect que lui ti^uoiguents dans toutes leurs relations, les hommes qui ont vik?u avec lui dans la plus étix>ite faïuiliaritt^ ses compagnons d'amios, sos prouiiers liontenauts; et ce resyiect n'a rien de contraint, il est naturel : s'il j^arle, ou l'ccouto, parce qu'il parle en homme instruit, en homme su|)érieur ; s'il se t^it, on respeote sou sileucc môme. Nul u'i^sera interrompre son silence avec indisoivtion, non que l'on craigne un moment de maur.viso humenr, mais uniquement i\>>rw qu'on sent qu'il existe, pour ainsi dire, eutro lui et soi une grande jioustv qui rix\nqx> et le défend d'une approche familière. »

Nous aurons ivssez de fautes et de malheurs A déplorer dans la suite de cette histoire. Ne marchandons pas notre admiration i\ cette période glorieuse , ne regrettons pas de nous être arrêtés sur cette belle figure du Premier Consul, qui nous apparaît tel i^ue l'a dépeint le poète, »

Or«T« et 8«r«tn avec un éclair daits les yeus.

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