‹ Napoléon Ier et son tempsChapitre 279 sur 389 · INGRES. — GERARD. — M"= LEBRUN. — FEMMES PEINTRES · texte numérisé non relu

INGRES. — GERARD. — M"= LEBRUN. — FEMMES PEINTRES

lorsqu'il était dans toute sa gloire. Ayant voulu retoucher le tableau le Sommeil ffOssian, il le laissa inachevé. C'est un tableau perdu, mais on peut juger au moins de l'étendue de la perte par le dessin en couleur qui est au Louvre. Le Romulus a été placé dans la salle de l'hémicycle de l'École des beaux-arts. Ce tableau est peint à la détrempe>

Fig. 274. — La chapelle Stxtine. Tableau de Ingres. Musée dn Louvre.

procédé pour lequel Ingres témoignait alors un grand enthousiasme, quoiqu'il n'ait exécuté aucune autre œuvre par ce procédé (1). Déjà il avait été chargé de faire le Portrait du Premier Consul (qui se trouve à Liège) et le Portrait de Napoléon en costume impérial (aux Invalides). Sur la fin de sa carrière, il devait encore s'occuper du grand Empereur. Il peignit pour un plafond de l'Hôtel de ville V Apothéose de Napoléon (détruit en 1871).

(1) C'est le temps où l'élève de David Paillot de Montabert réhabilitait le procédé de l'encaustique.

GÉRARD était alors le roi des portraitistes français et n'avait de rival en Europe que l'Anglais Lawrence. Il tenait une place honorable parmi les peintres d'histoire, par Bèlùaire, Ossian, les Trois Ages, Ausierlitz; cette vaste peinture, aujourd'hui à Versailles, était placée au plafond de la salle du Conseil d'État et accompagnée de quatre belles figures allégoriques qu'on voit au Louvre. Ses portraits, quelque brillants qu'ils soient, ne valent peut-être pas ceux de Gros, de David ou de Prud'hon. Certains tableaux de Gérard sont à la fois des compositions et des portraits. Dans Corinne au

Fig. 275, — Intérieur de famille en 1806. Dessin de Ingres. Musée du Louvre.

cap Misene, chacun reconnut dans Oswald, Chateaubriand et dans la poétesse M""" de Staël. Avec Gérard les portraitistes à la mode sont : Robert Lefèvee, Riesener, qui ont conservé en partie leur réputation, et Kinsost, justement oublié. Les femmes se distinguaient dans ce genre de peinture à la suite de M'"" Lebrux, qui, revenue de l'émigration, retrouvait sa vogue et se montrait par son talent la rivale de Gérard. Au-dessous d'elle, on pouvait citer : M'"" Bexoist, M'"° Vincent, M""' Mayer, M™" Auzou, M""= Hersent.

DuBOST, officier du génie, trouvait aussi le temps de se faire une place honorable dans la peinture, où le distinguait un coloris ferme et brillant, peu commun alors. On a pu voir pendant quelque temps, au musée de Périgueus, un tableau de lui, Diane et Vénus, dont nous ignorons la destination actuelle. Il s'était surtout occupé à peindre des chevaux. Ce n'était pas le seul officier qui s'occupait alors de beaux-arts. Il suffit de rappeler le général Bâcler d'Albe, le général Le jeune (1); mais ils traitaient

(1) Gonviou Saint -Cyr avait été peintre; le général Franceschi Delonne, sculpteur.

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