BOR^HETTO. — RETRAITE DE BEAULIEU
terpellant, sans se faire connaître, un vieux capitaine hongrois qui se cliaufFait devant un de nos feux, celui-ci s'écria :
« ... Qu'en effet ils étaient vaincus, mais qu'il n'y avait plus moyen d'y rien comprendre; qu'ils avaient affaire à un jeune général, toujoui's et partout à la fois.
Fig. 26. — Le gênerai Kilmaine.
devant, derrière eux, sur leurs flancs et sur leur retraite ; qu'on ne savait plus comment se placer pour le combattre ; que ce nouveau mode de guerre était hors de tonte règle et de tout usage ; qu'on ne pouvait plus y tenir, et que cela devenait réellement insupportable ! »
N'est-ce pas là, exprimé par une âme guerrière, ce même sentiment
d'étonnement et de mauvaise humeur rendu avec une naïveté si plaisante par le marquis de la Seiglière dans une des plus jolies pièces du théâtre contemporain : « Trois semaines, quel manque de formes ! parlez-moi de la guerre de Sept ans... de la guerre de Trente ans ! à la bonne heure! Voilà des généraux bien élevés. »