‹ Napoléon Ier et son tempsChapitre 365 sur 389 · WATERLOO. — WELLINGTON. — HOUGOUMONT · texte numérisé non relu

WATERLOO. — WELLINGTON. — HOUGOUMONT

monstration, il y eut un combat terrible, oh trois divisions furent

Fig, 365. — « La garde meurt et ne se rend pas. » Dessin d'Horace Vernet.

inutilement employées et firent des pertes considérables. En même temps il donne l'ordre à Ney d'attaquer le centre et la gauche des Anglais. Mais les colonnes d'attaque, par suite d'une erreur tactique

presque inexplicable, furent formées en masses serrées d'une division entière à huit bataillons, où les boulets ennemis firent d'effroyables ravages. De plus, au lieu d'attaquer la Haie-Sainte à coups de canon, elle fut enlevée par l'infanterie, qui y fit des pertes énormes.

Mais tandis que ces divers mouvements s'exécutaient, l'avant-garde des Prussiens, commandée par Bulow, menaçait de prendre à revers l'armée française. Il était encore temps d'arrêter l'action, de se retirer

Fig. 366. — Entrevue de Wellington et de Blucher à la ferme de la Belle-Alliance. Peinture décorative de Mac-Lise au Parlement anglais.

avec des forces à peu près intactes, sans compromettre l'avenir : Napoléon n'y songea point. Lobau fut chargé de contenir Bulow et y réussit : ce n'était pas moins une gêne singulière d'être obligé d'occuper une partie de ses troupes en arrière de la ligne de bataille.

A notre droite, Drouet d'Erlon était aux prises avec l'infanterie écossaise, lorsque les cavaliers anglais fondent sur nos fantassins, et par l'impétuosité de leur charge (Wellington avait, dit-on, fait enlever la gourmette des chevaux), les ramènent au fond de la vallée; mais les cuirassiers et les lanciers français chargèrent à leur tour et triom-

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