‹ Napoléon Ier et son tempsChapitre 40 sur 389 · LA FAVORITE. — LA CORONA · texte numérisé non relu

LA FAVORITE. — LA CORONA

manteaux blancs. L'uniforme des hussards de Hohenzollern ressemblait à celui du 1" hussards français (ancien régiment de Berchiny). Cependant un vieux sergent de la garnison, qui faisait du bois à deux cents pas de la place, vit cette cavalerie : il lui parut que ces manteaux étaient bien neufs pour des manteaux appartenant à des hussards

i-ig. »r. — Bonaparte à Rivoli. Tableau de Philippoteani, mnsée de VcrsaiUes.

français. Il fit part de ses doutes à un tambour qui l'accompagnait; ces braves gens, dans l'incertitude, se jettent dans la ville, criant : « Aux armes ! » et ferment la barrière. Hohenzollern et ses cavaliers se lancent au galop, mais il était trop tard : les 1,500 Français repoussèrent toutes les attaques. Le lendemain, Provera change son point d'attaque; il veut forcer la route du nord, la route de Mantoue, et se porte sur la Favorite, pendant que Wurmser fait une sortie générale. Mais Bonaparte arrive : Wurmser est rejeté dans la ville ; Provera, pris entre les troupes de Sérurier, Masséna et Augereau, capitule

XAI'OLÉOS I".

avec 6.000 lioinines. C'est à cette bataille que la 57" demi-brigade mérita le surnom de la Terrible et devint la rivale de gloire de la 32® demi-brigade, qui appartenait à la division Masséna et n'avait cessé de se distinguer depuis la défense de Montelegino.

Le même soir, Joubert remportait sur Alvinzy, à la Corona, une grande victoire, où l'ennemi perdait 3.000 hommes tués ou blessés et

Kg. 38. — Le général Joubert i la bataille de Hlvoli (14 janvier 1796). Tableau de Debay, au musée de Versailles.

5.000 prisonniers. Les Autrichiens étaient rejetés en désordre sur Calliano et Roveredo et Joubert s'avançait jusqu'au Lavis.

Cette campagne de quatre jours coûtait à l'Autriche vingt-quatre mille prisonniers, douze mille morts, soixante canons, vingt-quatre drapeaux. Wurmser, perdant tout espoir d'être secouru et réduit à la famine, envoya son aide de camp Klenau à Roverbello, quartier général de Sérurier, pour traiter de la reddition de la place. « Bonaparte se rendit à Roverbello ; il resta incognito, enveloppé dans son manteau, pendant que la conversation s'engagea entre les deux généraux. Klenau, employant tous les moyens d'usage, dissertait longuement sur les grands moyens qui restaient à Wurmser et la grande

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