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DIPLOMATIE. — ANGLETERRE

Les événements qui n'avaient pas l'Italie pour théâtre continuaient à rester au second plan. La guerre était purement défensive sur le Rhin, où l'archiduc Charles s'emparait de Kehl malgré la résistance de la garnison et les efforts de l'armée de Beurnonville.

La diplomatie directoriale montrait alors de l'activité : un traité non

Fig. 41. — La paix conclue entre le Saint-Slàge et Bonaparte à Tolentino. D'aprèa one gravure da temps.

plus de neutrahté mais d'alliance avait été signé avec l'Espagne (1796). A la fin de cette même année, Clarke avait été envoyé à Vienne pour négocier et renouer plus ouvertement des négociations que le comité de Salut public avait déjà secrètement entretenues avec l'empereur. Dans ces singulières intrigues, que nous n'avons pas à raconter ici et pour lesquelles nous renvoyons aux articles de M. Sorel dans la Revue historique, le Directoire, comme le terrible comité du Salut public luimême, ne dédaignait pas d'avoir recours aux plus petits moyens. Thugut était le ministre autrichien qui se montrait le plus hostile à la France et représentait avec le plus d'obstination auprès de l'empereur le parti de la guerre. Le Directoire se flattait d'avoir de l'action sur

lui, en le menaçant de publier certaines lettres qu'on avait trouvées dans les archives du ministère des affaires étrangères de Paris. Ces lettres, à ce qu'on prétendait, établissaient que Thugut, lorsqu'il était à Constantinople en qualité d'attaché d'ambassade d'Autriche, avait vendu à l'ambassadeur de France, M. de Saint-Priest, des secrets de son gouvernement. Ces tentatives n'eurent pas de suite.

L'Angleterre, effrayée de l'agitation de l'Irlande et inquiète de sa situation financière, demandait la paix. Pitt, cédant à l'opinion publique, envoya un plénipotentiaire à Paris. Mais ces ouvertures n'étaient pas sincères et les négociations furent bientôt rompues. La marine commençait à se relever sous l'administration de l'amiral Truguet. Le Directoire envoya une flottille en Irlande sous le commandement de Hoche (décembre 1796). Cette tentative échoua. C'était de l'armée d'Italie que dépendait la fin de la guerre.

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