AVERTISSEMENT
M, Thicrs. Mon véritable but, comme je l’ai déclaré dans la pi’éface de la première édition, était le l’ciivci'sement de l’idole à lacpielle l’ouvrage de M. ïliiers a élevé un nouveau piédestal , ou, comme je viens de le rappelei', le rétablissement de la véi-ité histoi‘i<(uo et moi'ale dans Tbistoire de INapoléon. Il m’a donc été facile d’extiTiirc de mon traviiil une escpiisse de ce personnage qui le représente directement sous sou vrai jour et résume, en nu petit nombre de pages, toute riiistoire d’un règne néfaste. Ainsi dégagé, autant du moins que cela m’a été possible, de tout l’appareil critiqiKi (pii portait sur le . long et faux ouvrage de M.Thiers, le livre se trouvera mieux approprié à la fin (pie poursuit celte nouvelle édition. L’aucieniie forme d’ailleurs restera toujours à la disjiosition de ceux qui la préféreraient. Mais sous la forme présente ce livre sera, je l’espère, d’une lecture jilus rapide, jilus facile, eu un mot plus populaire. Puiss(vt-il pénétrer partout on règne encore-ridolàtrie napoléoiiienue ! Je me flatte qu’un grand service serait lendu par là à la cause de la liberté.
« Le vrai sentiment moral à l’égard des hommes publics est oncoie à 'créer » , disait fort justement Channing, à propos de Na})oléon; c’est précisément ce sentiment qui a insjiiré cett(i étude et ipie je voudrais répandre. Que tous les amis de la liberté, c’est-îi-dire de la dignité humaine, veuillent bien m’aider dans cette tâche.
' Jules BAilNt.
l'arîs, 24 novembre 1869.