IDÉES DE NAPOLÉON SUR LES CORPS LÉGISLATIFS
Tout le muiide sait l'indignation de Napoléon coulic la commission du Corps législatif, qui, au mois de dé^ cembre 1815, avait osé demander quV/i même temps que le (jouvernement proposera les mesures les plus promptes pour la sûreté de VEtat, Sa Majesté soit suppliée de maintenir l'entière et constante exécution des lois qui garantissent aux Français les droits de la liberté y de la sûreté, de la propriété, et à la nation le libre exercice de ses droits politiques. Cette yarantie a paru à votre commission le plus efficace moyen de rendre aux Français Fétiergie nécessaire à leur propre défense.
!»8 NAPOLÉON 1" l'EINT i'AU LLl-MÉMt.
Cette indignation de Napoléon fut au comble contre Corps législatif lui-mùnie, qui avait ordonné l'impression de ce rapport avant de le discuter, cl elle se m.inifcsta le lendemain, 31 décembre, par une violente diatribe de Napoléon contre le Corps législatif, qu'il ajourna immédiatement.
On va voir ce que n'est pas la colère du moment qui lui lit proférer alors des paroles inconsidérées; voici quelle était en principe son opinion sur les corps législatifs et leurs droits :
AU PRINCE EUGÈNE
VICE-ROI U'iTALIB
Saiiit-Cloud. 25 juillet 1805.
« ...Si la loi sur l'enregistrement ne passe pas, je la prendrai de ma propre autorité et tant que je serai roi, le Corps législatif ne sera pas réuni...
« Nai'olko.n. »
^ome XI, pai;e36.