‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 55 sur 134 · A M. MARESCALCHI · texte numérisé non relu

A M. MARESCALCHI

Sainl-CloutI, 7 thermidnr an Xlll (26 juillet 1805).

« Je vous envoie un décret que vous expédierez par un courrier au prince Eugène. Je suis mécontent du

SES IDÉFS SLIÎ LES CORPS LÉGISLATIFS. 99

Corps législatif. J'ai défendu qu'on lui présentât aucune loi, et pendant mon règne en Italie je ne le réunirai plus. Je désire qu'en écrivant aux membres de ce corps qui sont vos amis, vous leur parliez dans ce sens. Jusqu'à l'arrivée de mon ministre secrétaire d'État, vous contresignerez mes actes comme secrétaire d'Étal.

P:...'.- il.

AU PRINCE EUGENE

Saint-Cloixl, 27 juillet 1805.

« Mon cousin, je charge M. Marescalchi de vous expédier le décret par lequel j'ordonne que le Corps législatif termine ses séances. Mon intention pendant que je régnerai en Italie est de ne plus le réunir. J'avais trop bonne opinion des Italiens, je vois qu'il y a encore beaucoup de brouillons et de mauvais sujets. Il est inouï qu'une loi aussi simple que celle des (inances ait eu contre elle le tiers des voix, cela aggrave le tort du premier refus. Ce n'est pas l'autorité du Corps législatif que je voulais, c'est son opinion. Vous ne lui ferez |)as de message, vous ne lui rendrez aucun honneur; vous ferez cependant connaître mon mécontement. Si la loi des douanes a été «Mïvoyée, retirez-la; cela ne re-

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uiinlo pas \c Corps iégislaiil'; je n'en ai pa» eu liesoiii en France pour col objet, lîetirez aussi la loi générale du budf^'et, et tout ce qui est relatif à la loi de l'eiire^Mslremont et publie/.-la en décret.

c< Vous avez tort de penser que les Italiens sont comme des enfants. Il y a là dedans de la malveillance. No leur laissez pas oublier que je suis le maître de faire ce que je veux ; cela est nécessaire pour tous les peuples, et surtout pour les Italiens qui n'obéissent qu'à la voix du maître. Ils ne vous estimeront qu'autant qu'ils vous craindront, et ils ne vous craindront qu'autant qu'ils s'apercevront que vous connaissez leur caractère double et faux.

« D'ailleurs votre système est simple, l'empereur le veut. Ils savent bien que je ne me dépars pas de ma volonté.

« Nm'OLKON. »

Tmiip M. (ciiîp Ix.

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