CI.ERCK. RKLICÎON. l'APK
, O«.lerode, 5 mars IRO".
« Il est contraire au droit divin d'empêcher Thonime qui a des besoins, le dimanche comme les autres jours de la semaine, de travailler le dimanche pour gagner son pain.
« D'ailleurs, le défaut du peuple en France n'est pas de trop travailler. La police et le gouvernement n'ont donc rien à faire là-dessus.
« Dieu a fait aux hommes une obligation du travail, puisqu'il n'a permis qu'aucun des fruits de la terre leur fût accordé sans travail. Il a voulu qu'ils travaillassent chaque jour, puisqu'il leur a donné des besoins qui renaissent tous les jours. Il faut distinguer, dans ce qui est prescrit par le clergé, les lois véritablement religieuses et les obligalions qui n'ont été imaginées que dans la vue d'étendre l'antorité des ministres du culte.
« La loi religieuse veut que les catholiques aillent tous les dimanches à la messe, et le clergé, pour étendre son aulorité, a voulu qu'aucun chrétien ne |u'it, sans sa permission, Iravaillcr le dimanche. Cette permission il l'accordait ou la refusait à son gré pour constater son pouvoir, et l'on sait que, dans beaucoup de pays, on rohtenait avec de l'argenL Kncoro une
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fois, ces pratiques étaient siiperslilieuscs et |)lus laites
pour nuire à la véritable religion que pour la servir.
« N est-ce pas Bossuet qui tlisail : « Mangez un bœuf « et sovez chrétien? » L'observance du maigre le vendredi et celle du repos le jour du dimanche ne sont que des règles très-secondaires et Irès-insigniliantes. t]e qui touche essentiellement aux commandements de l'Église c'est de ne pas nuire à l'ordre social, c'est de ne pas faire de mal à son prochain, c'est de ne pas abuser de la liberté. Il ne faut pas raisonner mais se moquer des prêtres qui demandent de tels règlements. « Puisqu'on invoque l'autorité sur cette matière, il faut donc qu'elle soit compétente. Je suis l'autorité et je donne à mes peuples, et pour toujours, la permission de ne point interrompre leur travail.
« Si je devais me mêler de ces objets, je serais plulôl disposé à ordonner que le dimanche, passé l'heure des oflices, les boutiques fussent ouvertes, et tous les ouvriers rendus à leur travail.
« Napoi.kon. »