‹ Napoléon III avant l'EmpireChapitre 19 sur 34 · A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

Élections complémentaires à l'Assemblée nationale. — Lettres du prince au roi Jérôme, au général Piat. — Sa visite à Louis Blanc. — Attitude «le la presse : {'Union, le Ifien public, la lléforme. — Brochure annonçant le iléharqueiiicnt du prince à Boulogne; lettre «lu prince Napoléon, lils «le Jérôme. — Circulaire d'Aristide l'errèrc. — AfKclics électorales. — Le prince est élu par cinq «lépartements. — Il o!)tient un nombre «le voix con8i«lôrable dans «l'autrcs départements. — La proclamation du scrutin à Paris. — Opinion des Débats, du Constituiionnel, de l'Union, du Commerce, du IHen public, de l'/sVe nouvelle, du Times.

Dans la seconde quinzaine du mois d'août on commença à s'occuper des élections qui devaient avoir lieu au mois de septembre pour pourvoir aux vacances existant dans TAssenihléc nationale.

Le prince estima qu'après sa démission et son exil volontaire de deux mois il pouvait reparaître sur la scène politique. Mais il voulut d'abord tâter l'opinion, et, ù celte fin, il écrivit é son oncle Jér6mc la lettre suivante :

•• Londres, S7 auiU 18V8.

« Mon ciiRit ONCLR,

m VoH sajjoK conneils nu sujet di's <'l(>cli(>ns (jui se j» réparent n'ont fait (|ue prévenir la lettre (juc j'iilliiis vous écrire dans le

même sens. Je crois comme vous qu'actuellement il y a devoir pour moi à accepter le mandat de mes concitoyens, s'ils me font l'honneur de m'accorder encore leurs suffrages. Dans des circonstances qui heureusement ne sont plus, je n'ai pas hésité à prolonger mon exil, plutôt que de laisser mon nom servir de prétexte à des agitations funestes. Aujourd'hui que l'ordre est affermi, j'espère que d'injustes préventions ne m'empêcheront plus de travailler comme représentant du peu{)le à l'affermissement, au bonheur, à la gloire de la République. Veuillez faire connaître quels sont mes sentiments, et recevez, mon cher oncle, etc.

« Louis-Napoléon Bonaparte. »

Cette missive, en réalité faite pour le public, fut communiquée à la presse et insérée dans tous les journaux.

En même temps, le prince écrivait au général Piat : « Général, vous me demandez si j'accepterais le mandat de représentant du peuple dans le cas où je serais réélu. Je vous réponds oui, sans hésiter. Aujourd'hui qu'il a été démontré sans réplique que mon élection dans quatre départements... n'a pas été le résultat d'une intrigue, et que je suis resté étranger à toute manifestation, à toute manœuvre politique, je croirais manquer à mon devoir si je ne répondais pas à l'appel de mes concitoyens. Mon nom ne peut plus être un prétexte de désordres. Il me tarde donc de rentrer en France et de m'asseoir au milieu des représentants du peuple qui veulent organiser la République sur des bases larges et solides. Pour rendre le retour des gouvernements passés impossible, il n'y a qu'un moyen, c est de faire mieux qu'eux, car, vous le savez, général, on ne détruit réellement que ce qu'on remplace... Recevez, etc. »

Afin de s'assurer le concours des démocrates, voire même des socialistes, le prince, au commencement de septembre (I),

(1) Voir Hi'vélatioux ltistori<iues, par Louis Hlanc, p. 227

alla faire une visite à Louis Blanc, qui habitait alors à Thôtel de Brunswick, dans Jermyn-Street. H voulait le convaincre que son seul désir, que son unique ambition était de servir la République, qu'il était entièrement dévoué à la cause du peuple, et que sur les questions sociales, notamment, ses vues avaient beaucoup d'analogie avec les siennes. « Le langage, dit Louis Blanc, que Louis Bonaparte me tint à Londres, conduisait si peu à l'idée de l'Empire, que lorsque je recueille à cet égard mes souvenirs, l'impression produite sur mon esprit est celle d'un rêve ( I ). »

La candidature du prince est posée un peu partout. Ce n'est plus de la part des feuilles publiques l'invraisemblable silence du mois de juin 1848, mais elle est loin de faire le bruit qu'on pourrait croire, et la presse, en grande majorité, ne s'en occupe pour ainsi dire même pas (2). Il faut remarquer que les journaux n'étaient pas alors ce qu'ils sont aujourd'hui. Cependant, à la date du I l septembre, on lit dans V Union : tt La candidature de Louis-Napoléon se présente de nouveau comme un danger pour la République, puisque les partisans de l'héritier de Bonaparte sont résolus à en faire un candidat pour la présidence (3). L'Assemblée, après l'avoir admis comme représentant, ne pourra voter aucune exclusion contre lui. Aussi ne sommes-nous pas surpris d'entendre dire que la présence de Louis-Napoléon dans l'Assemblée pourrait amener le gouvernement à proposer la nomination du président de la République par rAssend)lée elle-même. Ce nom de Napoléon revient encore cette fois comme une fatalité j>our le régime républicain. »

Le Bien public (4) dit : «... Que de vieu.x officiers, qui n*ont qu'un Dieu, Napoléon, qu'un culte, l'Kmpirc, fantômes encore debout, se dévouent corps et unie i\ ressusciter un

(1) fiévélatioiii hi*li>ri</ut't, |». 2SH,

(S) Sant fciiii|ircniiri>, «nn* pr«'*vi»ir l'iiiiporlniioc tic riiiiinino, Ich |;r.iii<li< jour- Dtus, «l'aillriir*, nttcntlaicnt, m réurrvnicnt,

(3) Tout «le •iiilr encore lu <|no»liun «le la pr/'*i(li>iice m poto rlic/. Itciinciinp ■VM atUe i(l«rr i|ur la prôtidcnco du prince cil ini'vilalilc,

(4) Hrpt-mUre iHM.

autre fantôme, cela se conçoit... Nous leur laissons volontiers la majestueuse et inofl'ensive satisfaction de porter des reliques... La France a encore à user bien des talents avant d'arriver à son iiuméro. Sa nomination ne peut être qu'un dan{jer, un danger pour nous, un danjjer pour lui. II disparaîtrait bientôt dans Tabime de son incapacité... Nous demandons des précautions contre M. Louis Bonaparte. Pourquoi? Parce qu'il ne reparaît pas au milieu de nous en simple citoyen... »

La Réforme^ pour répondre à un bruit qui court, écrit : M Le prétendu désistement du prince Louis est une des mille roueries imaginées depuis quelques jours au profit de sa candidature impériale... Si la candidature ne réussit pas, ce ne sera pas faute d'expédients de tout genre. Ce qui nous émerveille, c'est l'argent qu'elle a dû coûter (I). Quel luxe exubérant de proclamations et de circulaires ! Dans l'Yonne, dans la Gbarente-lnférieure, dans la Moselle et dans le Nord, les recruteurs courent la campagne, et l'enthousiasme (avec prime sans doute) n'est pas moins fervent qu'à Paris. Gomment ne pas croire à la fin de toutes nos calamités dès l'avènement d'un prince si magnifique? »

On répand ime brochure (2) intitulée : Débarquement de Louis Bonaparte à Boulogne, et sa proclamation au peuple français, où le prince revendique la succession de l'Empereur. Son cousin Napoléon Bonaparte, fils de Jérôme, écrit (3) alors au rédacteur de Y Événement « que cette brochure est l'œuvre d'un faussaire » . « Mon cousin, ajoute-t-il, n'a point quitté l'Angleterre. S'il est représentant du peuple, il en remplira les devoirs. Sa conduite déjouera toutes les intrigues des malveillants. Il n'a d'autre ambition que celle de jouir de ses droits de citoyen dans notre commune patrie après un si long exil, et il prouvera qu'aucun membre de l'Assemblée nationale n'est plus dévoué que lui à la République, plus disposé à

(1) Allégation faite sans preuves.

(2) Lihraire-cditeur passage Ridier. i848.

(3) 29 septembre 1848. Journal la Patrie

flétrir et à combattre tout ce qui pourrait en compromettre le repos. Veuillez... »

La campagne électorale du prince se réduit à peu de chose. Quelques partisans travaillent pour lui. Un sieur Aristide Ferrère, à la date du 3 septembre 1848, envoyait de Londres dans plusieurs départements une circulaire ainsi conçue (I) :

tt Monsieur,

M Quelques-uns de vos compatriotes ont pensé à Louis- Napoléon pour leur représentant. Ils le considèrent comme le seul conciliateur possible entre des opinions extrêmes qu'une malheureuse et déplorable lutte n'a lait qu envenimer. Ils ont vu dans ses écrits ses intentions réformatrices, ils savent qu'il désire affranchir de tout impôt les produits du sol, réduire l'armée, diriger dans de nouvelles voies l'intelligence et le savoir de nos ouvriers, s'occuper sérieusement de la population des canq)agnes en améliorant l'existence des laboureurs par une augmentation bien entendue des travaux agricoles et par l'application des idées napoléoniennes au temps actuel, rendre la France aussi riche et aussi grande par son commerce et son industrie qu'elle était puissante par les armes il y a quarante uns... Il acce[)tera aujourd'hui les suffrages de ses concitoyens. Il me serait agréable, Monsieur, de connaître l'opinion de votre canton, et si, après l'avoir sondée, vous voulez m'en faire part, je vous en serai très reconnaissant.

• Lunilres, 87, i'icadilly. »

Qu(!l(|UCH afKchcs sont apj > rc. sur les nuu's de la ca|)iliil<ï durant IcMJourti qui précédent I cuclion du 17 s(;pleinbre.

(1) Voir brochure : Suffraije universel. Kmpire électif et décennal, pur Arintiilo Kkmiikiik. i'arii, iinpriinrrir de JiiIi^r .liitcaii et C**, rue Sniiil-Dcni*. !i45.

En voici une(I) intitulée : ISomuions Louis-Napoléon Bonaparte^ et ainsi conçue :

« La République... est dans le cœur, dans la pensée de Louis-Napoléon Bonaparte.

« Ses écrits, comme la profession si simple, si patriotique, que fait en son nom le général Montholon, ce fidèle ami de l'Empereur, ne peuvent nous laisser aucun doute à cet égard. Les études de sa vie d'exilé, ses méditations de captif, ont été pour l'amélioration du sort des travailleurs, pour l'intérêt français. Prouvons-lui la reconnaissance du peuple, il mérite notre confiance et ne la trahira pas; comme nous, il a mangé le pain du malheur; comme nous il aime, la patrie, sa gloire, sa prospérité ; comme nous, il veut le développement le plus complet du principe démocratique. — Gomme Napoléon, il a pris pour devise : Tour pour le peuple français ! — Rendons à la patrie un de ses enfants, le proscrit de la Royauté. Nommons Louis-Napoléon Bonaparte notre représentant à l'Assemblée nationale.

« Signé : Les ouvriers : Louis Laisné, Antoine Taquet, Berger, Adolphe Hannan, Ch. Malaizey , E. Noiret, typographes; Doué, mécanicien; Gavasse, imprimeur. »

L'affiche la plus importante était la suivante, où des explications étaient d'abord données sur la nationalité du prince :

« Le droit de bourgeoisie que Louis Bonaparte doit à la reconnaissance des paysans de l'Argovie, Lafayette le devait à la reconnaissance des Américains, Arago le doit à l'estime des Écossais. G'est comme Français que Louis-Napoléon Bonaparte a été condamné en 1840 par la Gour des pairs. — Louis-

(1) De format hien rnodeslt'.

Napoléon est Français. — Louis-Napoléon est Français, toujours Français, de résidence comme de droit, de cœur comme de naissance. Il l'est politiquement plus que ceux qui s'attaquent à lui, et qui depuis longtemps courbent le front devant l'étranger et y cherchent un appui, que hii, neveu de l'Empereur, n'a jamais cherché que parmi vous. Les devoirs de Louis-Napoléon sont tout tracés par ses souvenirs. Il a relu, il a médité les conseils adressés par Napoléon a son fils... C'était à l'époque où Napoléon disait : Dans quarante ans l'Europe sera répttblicaine on cosa<pic. Or, Louis-Napoléon ne veut pas qu'elle soit cosaque. 11 fera donc tout ce qui dépendra de lui pour que la France soit et reste républicaine, aux conditions qui peuvent seules consolider la République, c'est-à-dire le bien-être du peuple, la liberté défendue contre tous les genres de despotisme, l'égalité réelle, la fraternité vraie qui transporte dans la vie politique et dans la vie civile les mœurs et la camaraderie de cette franc-maçonnerie (pion a tant calomniée et qui assure à chaque citoyen l'assistance, le bon vouloir et l'appui d'un autre citoyen, son frère, dans toutes les épreuves auxquelles nous sommes tour à tour exposés sur cette terre de travail et de douleur, le pardon de l'erreur, l'amnistie! Voilà des principes d'où il est facile de faire découler, quand on le voudra, des lois prévoyantes, protectives et sccourables, et Louis-Napoléon le veut pour sa part, et il y travaillera de toutes ses forces, de toute son ardeur, car il a pour lui les leçons du glorieux passé de son oncle et les belles espérances d'un Age (jui lui permet de réaliser ce que les hommes usés des anciens régimes n'ont plus la force de retarder longtemps. Le passé n'a que des vieillards pour défenseurs. Louis-Na|)oléon est assez jeune pour promettre de défendre notre avenir. Ses études, ses travaux n'ont pas eu d'autre objet; il s'est livré dans sa prison avec persévérance, avec fruit, A TcxanuMi de touttîs les 4|u«Kiions sociales et politi(|ue8... Électeurs, croyez-en l;i voix d'un vieux holdat qui aconcpiis iionorablemcnl ses {;ra(les êur 1«» champi» de bulaillc «h* la i(épubli(|ue et de rLnipire;

qui en 1815 s'est exilé volontairement à Sainte-Hélène pour aller prodiguer à Napoléon durant six années les soins d'un fils (son testament le proclame), et qui s'est attaché à l'infortune de son neveu. J'ai partagé les sept ans de captivité qu'il a endurées dans la forteresse de Ham , et, nourri de six années de confidences du grand homme, alors qu'il regrettait surtout les beaux jours de la République... j'ai souvent répété à l'héritier de son nom ses paroles de liberté et (le paix, derniers regrets, derniers vœux de Napoléon! Croyez-moi, la liberté publique et privée, l'indépendance nationale, la paix avec l'honneur..., vos droits, votre bienêtre, votre dignité n'auront pas de meilleur défenseur dans l'Assemblée nationale que celui qu'on a calomnié près de vous comme un ambitieux, et qui se présente à vous comme un patriote, comme un républicain sincère, comme un concitoyen dévoué, Louis-Napoléon Bonaparte.

« Le général Montholon. »

Cette affiche était admirablement faite, et, signée d'un tel nom, du nom d'un général qui s'était illustré et qui était devenu populaire par son dévouement inaltérable et touchant pour l'Empereur dont il avait recueilli les dernières paroles et dont il avait fermé les yeux, elle dut produire un grand effet. C'était un coup de maître.

En voici une autre :

CANDIDATUllE DE LOUIS-NAPOLEON BONAPARTE

« Électeurs,

« Un citoyen qui a déjà obtenu vos suffrages comme représentant du peuple, le neveu du héros dont le puissant génie éleva la France au premier rang des nations civilisées, après avoir renoncé aux élections qu'il devait au bon esprit du

3%2 NAPOF.EON III.

peuple et de l'armée, alors que notre jeune République pouvait craindre que sa présence à Paris servît de prétexte à l'intrigue et devint un sujet de troubles et de discordes, persuadé, cette fois, que la République a puisé toute la force qui lui est nécessaire dans les épreuves mêmes par où elle a passé, se rend aux vœux de tous les Français qui ont su voir en lui le partisan d'une démocratie sage, mais progressive. Le citoyen Louis-Napoléon Bonaparte a donné depuis longtemps des preuves incontestables de la vérité de ses opinions républicaines en déclarant qu'il n'avait jamais cru et qu'il ne croirait jamais que la France fût l'apanage d'un homme ou d'une famille, et qu'il n'avait d'autre désir que de voir le peuple entier légalement convoqué choisir librement la forme de gouvernement qui lui conviendrait; l'épreuve est faite; le peuple a parlé; il a proclamé la République démocratique; Louis-Napoléon Bonaparte la défendra avec vous. Qu'il nous soit permis de croire que le jour où l'Assemblée nationale lancerait un mot d'amnistie en faveur des malheureux, condamnés par suite de circonstances que nous devons tous déplorer, le citoyen dont les œuvres sur l'extinction du paupérisme attestent la popularité serait heureux de voir cesser les larmes du vieillard, de la veuve et de l'orphelin dont les soutiens gémissent dans les prisons de l'État, et nous vous engageons à élire cet enfant de Paris, notre frère à tous, avec la conviction qu'une fois assis au sein de l'Assemblée nationale... sa voix se réunira toujours il celles <pii demanderont l'application franche et loyale de notre immortelle devise : Liberté, égalité, fraternité. C'est avec de semblables sentiments qu'après trente-quatre ans d'exil Louis-Napoléon Bonaparte, l'ex-élu de quatre départemenlK, arrivera parmi nous sur les bords de la Seine où s'élève le tombeau du soldat, de l'économe politique qui travailla piMidant vingt ans à la grandeur, à la prospérité et à l'émancipation du peuple qu'il aimait tant, et laissa la I<'ran(;e riche (;l inipoKnnte malgré «en revers. — Citoyens, industriels, travailleurs cl Koldats, en appelant le neveu de Napoléon A la représentiition nationale, nous accomplirons un acte de justice, et

nous pourrons traduire le sens de ce vote purement républicain par ces mots : — A la mémoire du grand homme la pairie recofinaissante.

« 14 septembre 1848.

it Signé : Dksjardlns, Leblanc, Deschamps, Fossard,

DUFOUR, MOREAUX, MiALHE (S. M.), n

Autre affiche :

CANDIDATailE DE LOUIS- N A POLÉON BONAPARTE (I)

tt La manière dont se préparent encore les élections de Paris en partageant la société en deux classes hostiles peut causer de nouveaux malheurs, de nouvelles catastrophes. Au nom de la patrie en deuil, écoutez la voix de la raison. Fixez vos choix sur ceux des candidats qui peuvent servir à la réconciliation publique. Citoyens, il est un nom qui vibre au cœur de 35 millions d'hommes, un nom qui est tout un symbole d'ordre, de gloire, de patriotisme. Celui qui a l'honneur de le porter aujourd'hui a gagné la confiance et l'affection du peuple par toute une jeunesse d'études, de souffrances, de courage et d'adversité. Eh bien! que l'élu du peuple soit aussi l'élu du commerce, de l'industrie, de la propriété! Que son nom, accepté par tous, soit un premier gage d'oubli, de réconciliation, car sans la réconciliation des classes, plus de paix, plus d'industrie, plus de crédit, mais la misère et l'anarchie. — Pour une réunion de propriétaires, fabricants , commerçants et ouvrières.

« Signé : POMMEREï, ancien notaire; J. Chauvel, négocianlj Clapier, fabricant; Ch. Petitclehg, ex-délégué du Luxembourg; Duterle, exdélégué du Luxembourg ; G. Toussaint, ouvrier. »

(1) Imprimerie centrale des chemins de fer, de Napoléon Cliaix et C'*, rue IW-rgère, 8.

Nous citerons encore l'afEche suivante :

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