MARENGO
Mareogo» chef-lieii de dittrici et de comnrane, est sitoé à rettrémité oecidentale de la plaine de la Ifiti^ja, à 98 kilomàtres 0. de BUdab, et à ^ kilomètres E. de Cherehéll.
Créée le 17 septembre 1848, la colonie agricole de MarengO a été peuplée un majeure partie d'ouvriers Parisiens. Cette rolotiie constituée en centre de populaliuii le i l février 1851, a été érigée en ohet-liou do commissariat civil le 13 janvier 1855, et en clief-lieu de commune, le 31 décembre 1856.
La commune de Marengo comprend quatre annexes :
BoU'Uekika^ village situé à 6 kilomètres £. de Marengo, sur la route de filidah, peuplé en 1856. — Ammr-^Am^ aittté à 14 kilomètres £. de Marengo* sur la route d'Alger à Oran, peuplé en 1855. — ChatteHMch^ situé à 3 kîlom^ d*Ameur-el<-Âïn, fondé en 1859. — Tipaia, village maritime, établi sur les ruines fort importantes et très^tendues de Tancienne ville romaine du même nom.
La pO]udaLK)n tûtiile de la commune de Marengo est de 3,810 liabitants, dont i.26^J oiuopéens et 2.550 indigènes.
Le territoire de Marengo est très-lei Ule. Un canal â'um étendue de 8 kilomètres arrose les terres de la banlieue, et vient alimenter les fontaines de la ville. Les eaux de ce canal proviennent du barrage-réservoir de TOuedMeurad, le premier qui ait été entrepris en Algérie.
Pendant son court passage à Ameur-el-Âïn , TEmpereur avait promis à M. Le Génisseli .commissaire civil et maire de
MABENGO.
tôt
Marengo, qu'il s'arrêterait dans cette commune, en revenant de Milianab.
Cette promesse avait mis la population au comble de la joie. C'était un entliousiasme général, et, dès le soir même, des tra" vailleurs de bonne volonté dressaient un arc de triomphe sur la principale place de la petite ville.
Cet arc de triomplie étsàt composé uniquement de feuilles de palmiers-nains, et faisait le plus gracieux effet . Cet arbuste sauvage rappelait le travail pénible auquel se sont livrés les colons depuis leur installation; car àMarengo, plus qu'ailleurs, les terres étaient couvertes de palmicrs-naius, qui occupaient remplacement même du village^ et en si grande quantité, si serrés^ qu'ils se touchaient sans aucune interruption*
Toute la population était réunie autour de Tare de triomphe. • PloB de 150 enfants des écoles formaient la baie, et témoignaient par leurs frais visages et par leur air de bonne santé, que les colons européens peuvent facilement vivre, s'acclimater et prospérer en Algérie. Le conseil municipal (i), la milice et tons les fonctionnaires s'étaient groupés autour de M. Le Qénissel, maire et commissaire civil, et attendaient, non sans émotion, l'arrivée du Souverain, qui s'écartait de sa route, pour visiter l'humble commune et ses laborieux habitants.
L'Empereur était à Marengo à midi, et s'informait des besoins de la commune, de l'état de la santé publique et de tout
ce qui pouvait l'éclairer sur la situation générale de la colonisation. Sa Majesté a voulu savoir à qui appartenaient les espaces encore incultes et couverts depaluiiei s que traverse la route venant de Blidah. Il lui fut répondu qu'ils appartenaient aux colons, et que les défrichements n'avaient encore pu se
(1) Gompositioo de Tadministnition municipale: M. Le Gëninel» eom* fflissaire civil et maire ; lilf . Toapry, adjoint à Marengo ; Ghoulel,
adjoint à Bon-Bekika, et Jacquot, adjoint à Ameur-cl-Aïn. MM. Arnaud, Beanvais, Garny, Briymond. Saiivetun Zanetti, Mohaïued et Mustapha» couseillers municipaux ; M. Pous, secrétaire.
lOS PROVLNCE D'âLGER.
fliire, d*iiii6 manière eomplcto, dans le pays, par la raison que le prii de la main d'omvre de ce défHchement dépassait pour le moment la valeur vénale du terrain défriché. Mais on fit
oîtservcr à Sa Majesté que les terres qu'Elle venait de voir, étaient les seules demeurées» incultes, et on insista pour qu'Elle s'en rendit corniite. L'Empereur dut remarquer, en eilet, en (juittant le villnge, que toutes les terres situc^es dans cette partie de In commune étaient parfaitement cultivées.
Plusieurs colons ont offert des échaatiiioos de leurs produits à l'Empereur, qui a l ien voulu les accepter. H. Jourdan, notamment, a offert deux bouteilles de son vin de 1863 jeune enfiuit, petit-ftis de M. Carson, a présenté un paquet de Ibrt belles asperges du pays, décorées de quelques fleurs, et 8a * Majesté a accepté non sans sourire, ce bouquet d*un nouveau genre. Un autre enfont, le fils de M. Le Qénissel, a également offert un bouquet, mais composé exclusivement de fleurs.
L'Empereur a paru très-satisfait Je ce qu'il a vu des résultats obtenus par les colons européens, et il a remarqué surtout à Marengo, que presque tous paraissaient être dans l'aisance.