SON FONDATEUR
La ville de Sidi-Bel-Abbè» recontiaiitsante.
Un second arc de triomphe avait été dressé par les habitants dans la ville ; il était décoré d'instruments et de produite agricoles.
Sa Majesté est descendue à Thôtel de la subdivision où, après le défilé de la milice et des troupes de la garnison, qu^ avaient formé la haie sur son passage, £Ue a reçu la visite des autorités otviles et militaires.
L*£aperBar a adressé la parole à plusieurs membres du conseil municipal , et s*est enquis des principales productîoiis du pBjn^ de leur écoulement, de l'état des populations. Sa Majesté a également interrogé M. le juge de paix sur le service de la justice et son fonctionnement.
Sa Majesté est ensuite sortie : Elle a parcouru à pied une partie de la ville, et s'est rendue au jardin de M. Bastide, accompagné de ses aides de camp, de M* Villetard et d'un grand nombre d'olBeiers.
H. Bastide a montré à l'Empereur ses vignes, son verger, ses magnifiques plantations dôit l'Empereur a été trie-satbfait. Sa Higesté questionnait sans cesse; Elle ne s'attendait pas à voir une végétation aussi riche, et M. Bastide a reçu des éloges bien mérités. Arrivé a la maison, M. liastide a invité l'Empereur à vouloir bien entrer pour se reposer un moment, L'Empereur l'a remercié avec cette alîabilitt' qui le distingue, en ajoutant : «l Je suis venu ici pour voir, et rien que pour ifoir. »
En sortant du jardin de M. Bastide, le général Flemry a désigné à l'Empereur le frère du colonel Lacretelle, Sa If igesté lui a Mi nigne d'approcher et Elle s'est entretenue quelques insiants avec lui.
A 6 heures et demie, diner officiel, où ont été invités le
ci)ruiui>>smtti civil, le juge Je paix, le cuté et le commandant de la milice.
Le dîner a duré jusiju'a neuf heures.
M. I^reire, curé de Sidi-Bel-Al^bèa, a été décoré après le dUier, de la main de i'£mpereur.
Sa MiyeiAé m rooiafqoé les iilnminetianii de la place du Qiiiiwonœ, éclairée par mille lantetaee y^nltieimw» gui fiysaifliU im diSBt ISIerique.
L*Bniperetir a camé trèi-lmiguemeot avec M. Villetard. — Il a dit à M. Villetard qu'il était émerveillé de ce qa*il voyait; qu il supposait, en venant iri. ne trouver que quelques petit^ coiifcti uctiuiis et non des maisons— <ju'il voyait une bien belle ville, l»ien jm^pre. bien tenue, et ([u'il était d'autant plus coih leiit, qu'il était loin de s'y attendre.
Le juge de paix de Sidi-Bel-Abbès, M. Besse de la Romiguiëre, a rem» à TEmpereiir, aa nom de la population; représentée par mi comité de orne notables qu'il préskiait, une pétItioQ dont nous reproduisons d-apr&s les principaux pas- Mges:
« La ville de Sidi-Bel-Abbès, Sire, a été enfantée par un de vos décréta. Son nom ne se rattache à aucun bouvenir historique, à aucune de < <>> ai lions héroïques semées par noUe glorieuse armt^e à chacune des étapes de s i marche. Sidi-Bel- Abbès, Votre iiUe, demande à porter Votre glorieux nom. Que Votre Majesté ne ref\ise pas de nos vœux, celui qui nous est le plus cher. Qu'CUle soit le parrain de notre cité comme £Ue en a été le père, et que le nom de Napoléonville reste comme l'immortel souvenir de la visite de Votre Majesté.
c Vos sijets de Sidi-Bd-Abbès, Sire, ont de grands besoins* Ces besoins, ils demandent h Votre Majesté rautorisation ée les lui signaler.
« La compagnie des chemins de fer amis la main au reseiii algérien. Sidi-Hol-Altl)t's, t'ioi^niée du littoral, craint d'être privée pendant longtemps des bénétices immenses de la vapeur. Elle vient solliciter de Votre Ms^esté impériale un ordre qui
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lui permette d'espërer que dans un avenir trèa>nipproché, elle sera soudée à la grande ligne aigérienne.
c Des routes de communication avec Mascara et Tlemcen
sont iiidiapensablos. tant au poitit de vue stratégique qu'au jioint de vue commercial. La route tracée sur Tlemcen est impraticable , celle sur Mascara n'est que projet. Cet état de choses prive notre ville d*un débouché assuré pour son industrie minotière, et renchérit le prix des £ftrines chez ses voisines obligées d'acheter à Oran. La création et le libre parcours de ces routes serait un bienfût immense, et Sidi^Bel'Abbès, point central, pourrait jouir de sa position topograpbique qui, avec son sol n fiertile, ses irrigations, sa population agricole, ses usines, son commerce assurent son présent et lui permettent d'aspirer à un riche eiiii dans les horizons duquel elle ne peut se défendre de voir poindre sa transformation en chef-lieu de division militaire.
« Le barrage de Tabia a créé pour ce pays une richesse incalculable, il a assuré son agriculture ; mais augmenter la réserve pour étendre la zone irrigable et nous mettre à l'abri des années de forte sécheresse qui peuvent tout compromettre, nous pandl indispensable.
De vastes terrains sont entre les mains du domaine, et restent improductif. Leur remise à la colonisation amènerait l'augmentation de la population, et assurerait d'autant la ri* ches&e et la bécuntô du pays, û
Après le dîner, M. le juge de palv, qui s'est entretenu longuement avec Sa Majesté, a rappelé au souvenir de l'Empereur les vœux proposés par la pétition. S'expliquant sur le premier de ces vœux. Sa Majesté a daigné dire au magistrat président de la commission, qu'EUe était peu disposée à changer les noms des villes» Mais M. de la Romiguière ayant respectueuse* ment insisté sur la situation ezceptionnelie de Bel-Abbès, dtnatimi rappelée par la pétition. Sa Majesté a daigné accorder que le nom de Napoléon fût ajouté à celui de Bel-Abbès, qui désormais doit s'appeler Bel-Àbbès-Napoléon. Elle a en outre
lit PMVDfCB TOftAll.
>^racieu>»"fn<^rit pei iuts a snn inler locut^nr <r:^niioncer cette décision. Quant aux autres demandes, Sa Majesté a bien voola dire qu'on s'en occuperait adiveineiit.
Le lendemain, à 7 hêuris du matin, rfimperaor a quitté Sidi-Bel*Alibèa, après mtwt ramit ifOOO francs à If. de Ytlietard pour être distrilHi^ aoi paanw.
UBmperaiir 8*Mt arrêté à Sidl-Bnihuii, petit village, dépendant de la eommmie de SidMiel-Abbès, et a fait remettre 1,000 francs à Tadjoint pour la construction d'un clocher. Sa Majei-tr s cfit éjjalftment arrêtée un instîwit au viiiage des Trembles, dû elle a accueilli avec bonté les demandes de plusieurs cotons.