PROVINCE
D* ALGER
lA province d*Aig«r est limitée : au nord, par la mer Méditerranée; à l'est, par la province de Constantine; au sud, par le désert du Sahara j et à l'ouest, par la province d'Oran.
Le territoire occupé par cette province ftisatt partie, du temps des Romains, de la Mauritanie Césarienne.
La contenance superficielle de la province il'Alger est dè 185,000 idlomètres carrés ; et sa population, de 958, 000 habitants, dont 857,000 indigènes et 83,000 européens.
Cette province est divisée, comme les deux autres provinces, en deui territoires : Territoire cw7, ou Département et Territoire militaire ou Di
Ledépartementd'Alger se subdivise en trois arrondtssemens: Alger, Blidah, et Milianah.
Ces trois arroridissenients comprennent 29 chefs-lieux de communes: Alger, Aima, Arba, Aumale, Birkhadem, Blidah, Bouflforik,Chebli, Chéragas, Cherchell, Coléali, Dellys, Delly- Ibrahim, Douéra, Duperré, Foiidouk, Kouba, Marengo, Médéab, Milianah, Mouzaïaville, OrléansviUe, Oued'-el-Alleog, Raasauta, Rouiba, Rovigo, Sidi-Uoussa-, Ténès et Vesoul- Benian.
61 villages sont annexés à ces 29 communes.
4 PWXmCE D*AIj6EII.
Ce ijui porte ù 90, le nombre des centres de population habités par des Européens, dans la province d'Âlger.
Sur ces 90 villes ou villages, il n*en eiistait qae 9 au moment de la c()n(|uëte. Le bilan de la colonisation européenne est donc de 89 villages créés; et si Ton compte, en moyenne, 1,000 hectares cultivés autour de chaque village, on trouve le chiffre considérable de près de 100,000 hectares defhchés ou remis en culture, en 35 ans.
La division militaire d*Alger comprend six subdivisions : Alger, Dellys, Aumale, Médéah, Milianah, Orléansville ; quinze cercles : Dellys, Dra-el-misan, Fort Kapoiéon, Tisi*Ouzou, les Beni-Mansour, Aumale, Hédéah, Boghar, Laghouat, Sjelfii, Miliunah, Cherchell, Teniet-el-Haad, Orléansville et Tenës; et deux cent soixante trois Katdats.
L*Empereur a visité 90 villes , villages ou fermes dans la province d'Alger, a pénétré jusque dans lu Kabylie et n'a pas parcouru moins de i,ÛOO kilomètres, aller et retour.
Nous donnons, ci^-après, avec la relation du voyage de TEropereur dans la province d'Alger, une notice géographique, historique et statistique, sur chacune des localités visitées par Sa Majesté.
ALGER
La "ville d'Alger s'élève en amphitliéâtre sur le mont Bouzaréah, dont elle occupe tout le penchant qui fait face à la mer. Elle a ainsi la forme d'im triangle, dont le plus grand côté, lui servant de base, 8*appuie sur le rivage* Ses maisons, blanchies et terminées par des terrasses, offrent une masse non interrompue qui s*8peTçoit à une grande distance au lai^. Son port, où Ton pénétrait autrefois avec tant de difficultés^ est atgonrd*hui parfaitement abrité et d'un accès fiicile, grâce à deux magnifiques jetées, dont Tune, au nord, mesure 700 mètres, et Tautre, au sud, 1,235 mètres.
Alger a été bâti sur remplacement d'une dté romaine, dést* gnée sous le nom d'Ieosium , qui Ait ruinée par les Vandales et réédifiée par les Arabes, vers la fin du x» siècle, époque où elle reçut le nom d'El-DJe:aï)\ dont nous avons fait .l/z/er.
La commune d'Alger comprend trois annexes : El-Biai\ Bouzaréah et Mustapha; sa population totale est de 58,315 habitants. ♦
Alger, clief-lieu du département et de la division militaire, résidence du Gouverneur Général , siège d'une Cour impériale et d'un Arcbevéché. station navale commandée par un contreamiral , est en quelque sorte la capitale de l'Algérie.
Les monuments les plus remarquables d'Alger, sont :
1« La Casbah^ ou citadelle, dont les derniers deys avaient fait leur demeure, pour tenir la ville en respect, et résister aux émeutes des janissaires. Cette forteresse a été transformée en caserne et n'offre plus aucune trace de son affectation primitive. On y chercherait en vain le célèbre salon des miroin^ où quatre-vingts pendules sonnaient midi pendant une heure ; Je kiosque où ilussein-Dey insulta notre consul, et tous les. appartements luxueux où logeaient les femmes du p^^cha.
• PROVINCB D'ALGER.
2'* Le pnlais du (i jiirernf ur iîiiu'-yal, ancionnc et Kelle maison mauresque, restaurée avec goût, à laquelle néanmoins on a su conserver son cachet oriental. Les colonnes de marbre l>lancà chapitaaux peinte et dorés, qui soutiennent le péristyle intérieur, et les piliers de la salle à maqger sont d*une grande beauté ; une étuye mauresque, toute revêtue de marbre de Carrare, et dont le d6me en dentelle de pierre, soutenu par des coloonettes d*albàtre, laisse filtrer le jour au travers des vitraux aiurés, se trouve dans un des détours de cette vaste demeure, pleine de réduite mystérieux habilement ménagés. Les plafbnds des appartemente, sculptés en bois, sont richement coloriés et rehaussés de dorures.
9* La Grande Mosquée (Djemâ-Kebir), dont la fondation remonte an xi« siècle. Edifice carré et bas, plus spacieux que beau, précédé d'une galciie en marbre, qui longe l'un des côtés de la rue de la Marine et qui a été bâtie parles Français.
40 La Mosijuve noKvrlle (Djemâ-Djedid), b;Uîe en forme de croix grecque. On raconte que l'esclaTe, qui dirigeait les travaux, tut brûlé vif, pour s'être permis de donner à une mosquée la forme d'une croix.
Un assez grand nombre d'édifices ont été construite à Alger depuis la conquête. On y remarque une jolie synagogue et un fort beau théâtre qui fait honneur à Thabile architecte de la ville, M* Chassériau, qui en a donné le plan et surveillé Texécution. On peut citer également, parmi les œuvres d*art qui décorent la ville , deux statues : Tune érigée en Thonneur du duc d*Oriéans, Tautre consacrée à la mémdra du maréchal Bugeaud, dont le souvenir est cher aux Algérisna. Les noms de deux autres généraux, non moins aimés, ont été Inscrite sur le livre d*or de la reconnaissance publique: le passage Malakoff et la place Randon rappellent les services rendus a la Colonie par ces émincnts capitaines, qui, après avoir largement contribué à la conquête et à la pacification de l'Algérie, n'ont point cessé de porter un \if intérêt a bes destinées. - .
ALGER
Le 3 mai 1805, à 7 heures du matin, S. M. l'Empereur Napoléon III débarquait sur le q^uai d iUger, accompagné de S. A. le prince Murât (1), qui était allé saluer Sa Majesté à bord duj'acht uijpérial (2), de S. Exc. M. le maréchal duc de Magenta, Gouverneur Général, qui s'était porté à sa rencontre, de M. le générai Fleury, sénateur, de M. le général de division Castelnau, de M. le colonel comte EeiUe, et des autres per- * sonnes de la Maison dis Sa Majesté.
Un immense cri de : Vive V Empereur l sorti de toutes lespoitrines, saluait Sa M^jest^ au moment où Elle posait le pied sor le sol algérien.
. M. Sarlaude, maire d'Âlger, à la tète du consml munidpjal (3), après avoir présenté à TEmpereur les defe de cette ville» lui adressait le discours suivant :
Sire,
a }e viens présenter à Votre Majesté les clel& de la ville d'Alger. i
(1) S. A. le prince Murât était en Algérie depuis un mois environ^ visitant la cdouie en touriste.
(9) Le yacht impérial VAujle, sur lequel l^Emperenr a effectué ce voyage mÂûorable, était commandé par M. le contre-amiral dé Dompierre d'Hornoy. — L'escadre d'évolutions qui a toujours escorté le yacht impérial, avait pour commandant on chef M. le vice-amiral comte Boupt- Willaumez. Cette escadre était composée du vaisseau cuirassé le Soiffyino, eomnumdé par H. le eapitaiiie de vaisseau Robinet de Pias ; et des* cinq frégates cuirassées : la Provence^ commandée par M. de SorvîMo ; la Couronne^ commandée par M. de Rosencoat, et portant le pavillon de M. le contre-amiral Saisset; la Normandie, capitaine : M. Dangeville ; la Ghire, capitaine : M. Hlqoel de Rio, el Vhwineiblê, eafâtaine : M. Chevalier.
Lr Conseil municipal d'Alger, qui a ea l'honneur d*accaeillir l'Ëmpercur, est ainsi composé •
Maire d'Alger : M. Sarlande U.^. ~ Adjoints : MM. Blasselle, ^ ; Chabert-Moreau ; Bastide, ^; Cknidroy, Morin. — Gooselllers*
mOTINGB If ALGER.
c PenDttllM*moi, Sire, demnii offrir en même temps IImmumage da rwpeetueni détouemeotde ms habhaats.
c Que Votr« Higeité daigne porter les yeux sur cette fiwde eoeoume à sa rencontre : la joie peinte sur tons les visages, renthousiasme qui anime tous les regards, les acclamations de tout un peuple ande de voir son Souverain, Lui diront, plus éloquemmeni que je ne saurais le fidre, comlnenUi ville d*Al*ger est heureuse et Hère de ponédw l'Empereur dans ses • murs.
€ La visite d'un Souverain est toujours une haute faveur. Celle de Votre Majesté est plu» qu'une faveur, elle est un bienfait, et la reconnaissance est une des vertus aigériennes.
rt II y a cinq ans, Votre Majesté, Sire, nous a laissé pour consolation de son trop prompt départ, l'espérance d'un retour prochain. Depuis lors, nos regards n'ont point quitté l'autre rivage, ét nous avons appelé de tons nos vœux le retour espéré.
€ Vous êtes revenu, Sire, nous en remercions Votre Majesté avec toute VeilUsion de nos cœurst
c La Providence, qui règle le sort des empires, avait marqué le jour où la France glorieuse reprendrait parmi les nations le rang qu'elle lui a assigné.
f C - jour est venu à son temps.
« Le jour oùTAIgérie doit occuper sa place dans le monde est également marqué.
a Votre Majesté a traversé les mers pour poser les bases de
sa grand eui' future.
« Le jour providentiel est arrivé aussi pour nous. » L'Empereur a répondu qu'il était heureux de se retrouver
municipaux: MM. Ahmed Boukandoura, ^; Alcantara ; An?or, 4^,- Desvignes; Gimbert, ainé; Haïm-Coheo-Soial ; Herpin» Ibrahim ben-lliistapba>Pa4:ha; Jaequin, 0. ^; Léplae ; Melàon d*Arc, ^; Robinot-Bermnd ; Rocas, ^ ; Scala; le baron Vialar, 0. #; Wollm ; — iefèvR^ «erétatie général.
ALGER
siir cette terre à jameis fhmçake. Des dreonetanoes malhett« reoMS L'avaient empèdié, il y a cinq ans, de voir comme II le désirsûi, ce beau pays. Mais II avait promis de reyenir et II revenait.
Quant à ces hommes courageux, qui sont venus apporter dans cette nouvelle France, le progrès et la civilisation, ils doivent avoir conûance, et toutes ses sympathies leur sont assurées.
« Au surplus, a ajouté TEmpereur, J'ai, dès à présent, la « satisfaction de leur annoncer qu'une puissante Compagnie < se propose de faire ici de grandes choses, ou plutôt de « continuer les grandes choses qui y ont été commencées. »
Les acclamations les plus vives, et plusieurs fois répétées ont répondu à ces généreuses paroles.
Sa Hiyesté est ensuite montée à cheval, ayant à sa droite S. Exe. M. le maréchal Gouverneur Général, et suivie d*uQ nombreux et brillant état-mijor.
Le cortège allait au pas.
Les médaillés de Sainte-Hélène, les membres des Sociétés de secours mutuels, la milice et les différents corps de troupes de lit irài iusoii loi liiaieiit la haie, sur le parcuurs du cortège, à partir du quai jusqu'au palais du Gouvernement.
Depuis le pied de la rampe du boulevard jusque sur la place du Gouvernement, s'échelonnaient en rangs presses les élèves du l}xée impérial, du collf^ge impérial arabe-francais, et les enfants de toutes les écoles communales et privées, portant des banderoles et fiûsant entendre sur le passage de l'Empereur de vives acclamations , que Sa Majesté a accueillies avec une bonté toute particulière.
Une foule innombrable se pressût sur toute Tétendue de la place et dans les rues qui y débouchent, sur le boulevard et dans ses galeries, sur les terrasses de la mosquée et des maisons avoisinantes.
Au moment où TEmpereur est arrivé en face de Thôtel d'0« rient et de la maison Lesca, sous les galeries desquels la foiile
PBOVINGE D'ALGER
était «atanée, toni lasfltmtsse sont découverts, les ehapetox, lét Muelioirs te sontagit^ eux cris raille Ibis répétés de : Vim f Empereur/
Vive V Impératrice!
Vive le Prince Impérial ^ roi d'Algérie!
A ce moment, dit r^A/ifror, auquel nous empruntons ces lignes , il s'est établi un véritable counfiit magnétique entre cette foule transportée et son Souverain, dont le visa^, à l'instant même, a'est épanoui.
Les mêmes acclanMitions ont accompagné Sa Hiqesté jusqa'à la cathédrale (i).
Arrivée devant la cathédrale, Sa M ijeeté a mis pied à terre et a grari les marche» du parvis, où l'attendait Ifgr l'Evèqae, I revêtu des ornements pontificaux et entouré de tout son' clergé.
' Aprc^ la présentation de Teau bénite et de l'encens, Mgr Pavy s'est exprimé ainsi :
« L'Evéque et le clergé d'Alger ont l'honneur et sont heureux de présenter à Votre Miyesté leurs plus respectueux hommages.
c II y a bientôt dnq ans, vous preniies penomidleraent, au nom de TEmpire, possessloa d'une terre proclamée depuis longtemps à jamais française; et, tandis que, au dehors de' cette enceinte, Tenthousiasme des populations vous saluait de ses démonstrations les phis ardentes, id, la ReUgloii vous of* Ibiit une gratitude, un encens, une prière qu'elle était heu*
(I) Il s'est prcxluil. poTnlant la marche du ( orté^re im}X*rial, luunciJent assez curieux. Ëo moutaut la rampe du iiuuievard, iEmpereur s'est senti saisir une jambe. C'était on arabe qoi, bondissant de la haie comme une panthère, embrassait sa botte. Demanilait-il grâce pOUT quelqu'un des sien'-, on .s'abandonnait-il simplement à une de ces démonstrations de dévnùment passionne, dont les arabes soQt si prodigua»? Kous ^ne saurions le dire ; toujours est-il, qu'en uii tour de main, la police asublitiié oet a^ile peraonaafe et qu'il - n'en a plus été qmalioii.'
kjui^ .j Gcxjgle
ALGER
reùse de partager entre vous. Sire, et sa Majesté llmpéra* tricc.
« Aujourd'hui, par un retour inespéré, vous \ on07. étudier de plus près encore, et dans les trots prov IiK > s, le problème de notre situation, nos travaux, nos besoins, nos aspirations; en un mot, toutes les conditions de la prospérité religieuse et matérielle de TAlgérie* Qael souverain se proposa jamais une pareille tâche ? Et qui ne serait ému d*iine telle sollicitude, se dégageuit, par un loqg et péiûble voyage, de tant de préoccupations d'un ordre supérieur?
- « 0^&, Sire, tous nous avies donné, par la nomination d'un illustre Maréchal, la preuve de votre entier dévoùment.à nos intérêts du présent et de l'avenir ; vous mettes le comble à cehaut témoignage d'une bienveillance non suspecte, en fiûsant rayonner une seconde fois, au sommet de nos plus légitimes espérances un sceptre également décoré de l'olivier de la paix, du laurier de la victoire et de celui des lettres.
« Âus»i, tout en remerciant Votre Majesté, df niandoijii-iious avi Tout- Puissant de la couvrir de sa protection souveraine et de répandre, en notre faveur, sur £Ue, un rayon de son infaillible sagesse.
« Qrâce à Dieu, grâce à vous. Sire, nous verrons bientôt de nos yeux le libre et complet épanouissement de la Colonie* Plus confiant que jamais dans son avenir, le colon dilatera joyeusement ses entreprises, son travail et sa modeste fortune ; désabusé du jeu sanglant des insurrections^ Tindigène trouvera dans une soumission honorable, dans le partage de la fraternité civique, en attendant celui de la fraternité religieuse, et dans la paisible jouissance de sa propriété, désormais incommutable, les plus fortes garanties de sa sécurité ; la Beligion , enfin, — voyant son*douz empire s'accroître, ses enfonts se multiplier, ses temples devenir moins indignes du Dieu qu'elle adore, le siège d'Augustm se redresser peut-être à Constantine, et, à Oran, se couronner l'œuvre sainte de Ximenès, — tressaillera d'une reconnaissance égale à sa }oie.
tt
FRÛVUiCE D*ALG£iL
c II est doux, Sire, défaire b^nirson nom par les hommes !
Cotiiljicii ne l'est-il pas davaiiiagc de le faire bémi eu luéme temps par le Ciel !!! ^ L'Empereur a 1 1 j mJu :
v< CV>( •{ îiini (ic ri'iij rciei- le cierj^e de l'Algt-rie et vous, '( Moii^eigiu ui de tout 1*' bioiwiue vous faites ici depuis lotig- « temps, car, daiis les pa)b lûintaiiiâ surtout, la Religion seule c répand la véritable civilisation. Aussi je compte beaucoup < sur vos prières: elles me porteront bonheur, ainsi qu*i la ff Colonie. »
àprès le Te Deum^ Sa Majesté est entrée au palais du Gou* vemement, toujours suivie des acelamatioQS de la foule, et les réceptions ofllcielles ont eu lieu immédiatement.
M. PierrejT, premier président de la Cour impériale a adres* sé à Sa Ifijesté un discours remarquable, dont la conclusion 9t fixé surtout rattention de Sa Majesté : < L*empressement chaque jour plus marqué des populations musulmanes vers nos prétoires — a dit M. le premier président — nous est, Sire, la preuve que nous atteignons le but de notre ambition la plus chère, celle de faire aimer la justice que nous rendons au nom de TErapereur. »
L'Empereur a remercié la Cour de ses persévérants elforts pour faire aimer la justice dans ce pays « que Lui aus-l, ajid pelle la France, et où son séjour apportera, Il l'espère, « quelques bienfaits. »
M. Poignant, préfet d'Alger, a présenté ensuite à Sa Majesté les membres du Conseil général de la province. Après lavoir fait ressortir la parfaite entente qui règne entre les membres, de diverses origines, qui composent ce corps délibérant, H. le préfet a ^outé que le Conseil apportait dans la mission qu*il tient de TEmpereur, un d^ouement absolu et consciencieux; — que ses membres comprenaient ainsi Ses bienveillantes intentions pour l'Algérie : développement de la colonisation, assimilation progressive des indigènes à la civilisation européenne et protection de leurs droits ; — que, dans
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