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lisme, ne oontîdère notra domination qne comme essentiellement fugitive. Noos somme» pour lui on ehâtiment, que le ciel lui inOige pour la purification de ses péchés. La puriOcation obtenue, un envoyé dn del, un héroe surnaturel, arrivera
juste à point, pour nous exterminer tous, s;iiis exct^ption d'aucune sorte. Voil i i quel point de vue, se place cet étemel amoureux !<• iiiii irli's. pour juger l'œuvre de civilisation et de progrès, qui doit augiucntei' à la fois notre gloire et notre richesse.
L'envoyé du ciel» dont il s'agit, porte dans les traditions et les prophéties nombnnises qui parlent de lui, le nom de Afou(e- &aà\ mot à mot le maître de l'heure, le dictateur du moment. 11 me semble bien que je suis pour quelque chose dans la découverte de ce personnage mythique, car la première fois que j'en révélais Texistence subjective à l'attention publique, je devins Tobjct de quolibets unanimes , signe évident que j'avais mis la main sur (|uci(iue découverte, et troublé par conséquent, la douce sérénité ^es idées reçues. Quoiqu'il en soit , nul ne soiijje maintenant à uicLlre en lioute le rôle considérable que l«» Moule - Siui joue dans 1 imagination des Arabes, car les bulletins otUcieU eux -mémo» , ne se refusent plus à parler de lui.
Le moulG*sa(i devant nous exterminer tous , ainsi que nos adhérents , on conçoit que ceux-ci , tout en nous accablant de marques de rcttpect et de protestations de dévouement, quand ils sont soumis, c'est-à-dire vaincus , ne nous accordent , au fond, qu'une fidélité douteuse. Comment leur en vouloir? Les pauvres l ils subissent les lois du milieu qui les ont vu naître, et la grande majorité des hommes, en est encore là, puisque les réformateurs sont toujours en minorité, et généralement tort mal reçus partout. Mais sans en vouloir à l'Ârabe, de son peu de couAaiiee dans la iliiréc de notre gouvernement, la pruiiencc la plus élémentaire, nous oblige à prendre à cet égard quelques précautions. Ces précautions sont d'une extrême simplicité, et en les énonyant, il me semble répéter le verset
final d'une chanson célèbre, mais très-naïve. Elles consistent uniquement, à désarmer les tribus systrinaliquenient, et à leur montrer incessamment des colonnes légères et par suite trèsmobiles. Que faites-vous en France, quand vous craignez des rixes dans les rues ? Vous y envoyez des patrouilles, n'est-cepas ? eh bien 1 pourquoi ne le faites-vous pas en Algérie, où les rixes sont plus menaçantes et plus dangereuses ? C'est le vrai moment de me rappeler que les erreurs humaines demandent à être envisagées avec calme, qu'elles sont le tribut Inéiritable de notre ignorance, et que dans nos âges rudimentaires, le simple et le facile, sont précisément ce que nous comprenons et pratiquciiis le moins.
La superstition la plus grossière alimente chez Tarabe la
crainte — pour les dévots, Pespérance — d*un cataclysme régénérateur. Il a encore ses prophètes, ses thaumaturges, et rien n'est commun dans son pays, comme les miracles et les interventions directes de Dieu dans les aflTaires. Cette situation d'esprit le rend prompt au fanatisme, et c'est ce qui fait qu'on le voit de temps à autre, croyant l'heure venue, se jeter sur les armes, que nous avons la naïveté de lui laisser, pour cet usage. C'est à ce moment que la figure qu'il tourne vers nous, apparaît dans SCS aspects terribles. Tous les crimes, toutes les cruautés lui sont alors possibles, car dans la fièvre sanguinaire ^|ui le possède, il croit plaire à son Dieu, et nous savons^ hélas ! de quelles horreurs sont capables, ceux qui s'imaginent avoir Dieu de leur c6té.
Ne comptant pas sur notre durée, il semblerait, tout d*abord, que l'arabe ne peut pas être h nous. Il n'en est rien, car si le fanatisme religieux le tient, à notre éj^ard, dans une certaine réserve, l'amour désordonné qu'il ressent pour le douro, le précipite dans nos bras et nous rend cher à ses yeux, par le lien puissant de l'intérêt. Le P. Enfantin n'avait donc pas toutà'fait tort, quand il enseignait que la chair jouait, dans ce monde, un rôle presqu'égal à celui de l'esprit, puisque, pour la satisfaire, on voit le fanatisme lui-même s'amollir. L'arabe
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fline donc it dooro aatanl que le Ronm, mais comme un amant, entr^ deot maitretaes également chéries, il va tantôt chei l'une et tantôt thn Tauti^. Tel est le denier mot de rénigiiie qit*tl nous ofTre à déchiffrer, tel est le dernier trait de
lu tîgure qu'il nous montre.
t'A Mmê mmmî
Un de mes bons amis ne manquait jamais, quand il se trouirait à table, avec des convives sympathiques, de poser au dessert, ce qu^il appelait la question philosophique, question qui, comme chacun sait, touche à bien des matières. « Messieurs, dtsait*il, tout cela est bel et bon, mais je crois le moment venu d'aUordcr la question philosophique. > Et pour peu qu'il vît son auditoire disposé à l'écouter, il se mettait, en eflfet, hardiment à traiter la fameuse question.
A 1 imitation de cet nimahlc original, on ne peut me convier à parior dos arabes, «sans t'-prouvpr. au dessert de mon discours, le vil désir de dire un mot de ce qu'on est convenu d'appeler la question d'AfHque, et qui ne fait vraiment question, que pour ceux qui ne la connaissent pas. Je suis donc obligé de faire ici violence à mes tendances naturelles, pour ne pas entamer un tout petit chapitre sur le sujet qui ro*est cher, car ni le lieu ni l'espace ne me le permettent
Mais qu*en échange de ce sacrifice, il me soit au moins permis de dire, en termmant, que cette prétendue question, est tout ce qu^il y a de plus simple au monde, et que, malgré les fautes sin<i:iiliiTe« dont nous l'embarrassons, son succès est assuré, comme tout ce qui est marqué, dans renchaînemcnt des lois de Dieu; et que, dans peu, nous aurons devant nous, la plus ma^'ulAque colonie dont une métropole puisse s'enorgueillir et tirer profit.
Que ceux qui n'y croient pas, veuillent bien dans 50 ans,
LÂ LANGUE ARAfiK.
seulement, faire en wagon, le voyage de Bône k Oran, et il§ verront si an seul mot est à retrancher, dans Texpression de cette promesse.
En tout cas, je leur souhaite de bon cœur, qu'ils puissent, au jour indiqué, se livrer à cette enquête.