‹ Napoléon III et les femmesChapitre 13 sur 40 · THIS TABLETT WAS DIRECTED TO BE PLACED IN THE CHAPEL OF · texte numérisé non relu

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WATERLOO BY HIS BROTHERS OFFICERS (l)

Dans cette famille se trouve encore le fameux cardinal Howard, gloire del'épiscopat anglais et honneur de l'école d'Oscott d'où il passa officier aux gardes (2). Et, quoi qu'en puisse dire la princesse de Lieven, il n'est point place parmi elle pour la fille du brasseur, qui, dans Hay-Market, alla briller parmi les « fast-women »de la capitale (3).

Sur la profession d'Elisabeth Herriott, nul doute : elle était fille galante, et, « courtisane», comme le dit, sans plus, une de ses connaissances, le général Fleury (4). Les libellistes la font débuter, soit comme écaillère (5), soit comme fille de comptoir dans un infâme « lodging-house » du Wapping. C'est là qu'au cours d'une visite de curiosité avec Mme Gordon, Louis-Napoléon aurait fait sa connais-

(i) Inscriptions gravées sur les monuments érigés à Waterloo et sur le champ de bataille en mémoire du 18 Juin i8i5 ; Bruxelles, 1844, in-8, p. 1 1.

(2) Edouard Drumont, La France juive ; essai d'histoire contemporaine ; Paris, s. d., in-i8, t. II, pp. 5o6 et suiv.

(3) Ernest Daudet, Une vie d'ambassadrice au siècle dernier; la princesse de Liêven ; Paris, igoS, in-8, p. 177.

(4) Souvenirs du général comte Fleury... ; t. I, p. 2o5.

(5) Madame Napoléon ; Bruxelles, Londres, France ; 1871, in-8, p. 12.

Le prince Louis-Napoléon sollicite, à Londres, les secours de Miss Howard. {Caricature extraite de /'Histoire tintamarresque de Napoléon III.)

NAPOLÉON III ET LES FEMMES iSq

sance, et qu'elle débuta dans ses relations avec lui, par lui subtiliser adroitement sa montre (i). Un matelot métis, du nom de Sampaïo, lui servait alors de souteneur (2). Rencontrée par un certain Jack Young-Fitz-Roy, « chevalier de brelan » et « escroc très habile », elle fut trouvée par lui « merveilleusement dressée dans l'art des Messalines». Il en fît donc sa maîtresse, et ayant gagné un pari de mille guinées, il la mit dans ses meubles, lui acheta des toilettes, lui paya des poneys, et, en élégant coupé, l'envoya racoler à Hyde-Park. Comme c'était une «magnifique personne sur le compte de laquelle, à première vue, on pouvait se méprendre (3) », qu'elle était « a v^oman of exquisile proportions and classic beauty (4), » de traits purs, élégante, noble et souple de taille (5), elle y trouva qui piper à ses panneaux. Les adorateurs étaient conviés chez elle où ils trouvaient à jouer un jeu d'enfer, au cours duquel, naturellement, Young-Fitz-Roy faisait merveille avec ses cartes biseautées. Ces joueurs débonnaires avaient bel estomac : l'un d'eux, lord Clebden, eut la primeur de la demoiselle pour 26.000 francs (6). Comment s'appelait-elle alors ? Haryett ou Herriott, vraisemblablement. « C'est pour des

(i) Pierre Yesinier, Les Amours secrètes de Napoléon III... \ pp. 104 et suiv.

(2) De sa propre autorité, Victor Vendex, dans L'Empereur s'amuse...; p. 32, confère à ce Sampaïo, le grade de « capitaine au long cours ».

(3) Comte Fleury et Louis Sonolet, La Société du second Empire, d'après les Mémoires contemporains et des documents nouveaux; Paris, s. d., in-8, p. 10.

(4) F. H. Cheetham, Louis-Napoleon and the genesis of the Second Empire... ; p. 235.

(5) Souvenirs du général comte Fleury... ; t. I, pp. 204-205.

(6) [HippoLYTE Magen], Les Deux Cours et les Nuits de Saint-Cloud... ; p. 67.

raisons obscures, a-t-on dit, qu'elle prit le nom de Howard (i). » A vrai dire, la raison est moins mystérieuse qu'on ne l'imagine. Elisabeth emprunta le nom au fameux « steeple-chasse-rider », dont elle fut la maîtresse {2), avant de passer à Francis-Mountjoye Martin, major au 2^ Life Guards (3). Au reste, tout cela est obscur et compliqué, et ce ne sont certes pas les Mémoires mystérieux de miss Howard^ comtesse de Beauregard, dont, en 1866^ on annonçait la publication, et qui ne parurent jamais, qui eussent éclairci cette affaire.

A en juger par la suite de son histoire, miss How^ard avait usé de sa beauté et poussé ses intérêts vers une condition meilleure. Dans ses appartements d'Oxford Street, n° 277 (4), ou de Berkely Street, n** 9 (5), elle rassemblait une société élégante et de haut vol. On y voyait fréquenter un duc de Beaufort, l'earl de Chesterfîeld et l'earl de Malmesbury (6), une réunion de viveurs de grand ton, lions, dandys et piliers des clubs mondains. Et, enfin, le comte d'Orsay. Par là on saisit le lien qui la rattache à Louis-Napoléon. Il était du monde, lui aussi, et d'un meilleur, riche encore, malgré les sommes englouties dans l'affaire de Boulogne, élégant et original au point de se faire

(i) F. H. Cheetham, Louis-Napoleon and the genesis of the Second Empire... ; p. 235.

(2) Communication de M. John Lane, de Londres.

(3) Le petit homme rouge, The Court of the Tuileries... ; p. 182. {^) Mystères politiques révélés ; s. l.,s. d., in-8, p. i3.

(5) M. Fravaton, Le Château de Beauregard, dans La Repue de l'histoire de Versailles... ; p. 34.

(6) F. H. Cheetham, Louis-Napoleon and Ihe genesis of the Second Empire... ; p, 235.

remarquer dans, son cabriolet flanqué d'un groom minuscule (i). Et puis, n'était-ce point un Napoléon, ornement toujours de prix pour un salon anglais, fût-il celui d'une demi-mondaine? Oisif, amateur de jolies femmes, il se laissa entraîner, et il n'en fallut point davantage. Légende grossière que celle qui le fait rencontrer miss Howard, de nuit, dans la rue et monter chez elle, où pour trois shellings, il « put goûter le plus complet bonheur avec la belle (2) ». Non moins absurde le conte qui le montre, vendant, pour arracher à Young-Fitz-Roy sa maîtresse, la dernière maison qu'il possédât, et valant 200.000 francs (3). Et platement outrageante l'injure dont le saluent les pamphlets de 1870 en l'appelant « le Marfori de miss Howard (4) », Mais il est parfois utile aux partis de changer en fumier le puits de la Vérité.

Avec miss Howard un point délicat reste à examiner : la question argent. Il est incontestable qu'elle en a fourni au prince. Demeurent à vérifier les conditions de ces prêts. Il est certain et de toute évidence que Louis-Napoléon lui fut présenté en 1846, après l'évasion de Ham (5) ; il est inexact de dire qu'elle lui envoya des fonds pour le coup d'État de Boulogne (6) ; que le nécessaire de femme avec

(i) André Lebey, Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848... ; t. 1, p. 146.

(2) Pierre Vésinier, Les Amours secrètes de Napoléon IH... ; p. 47.

(3) [HippoLYTE Magen], Les Deux Cours et les Nuits de Saint-Cloud.., ; p. 68.

(4) L. N. Badinguet aux enfers ; Bruxelles, 1873, in-8, p. 5.

(5) Souvenirs du général comte Fleury... ; p. 206.

(6) Le petit homme rouge, The Court of the Tuileries... ; p. i83. — D'après une communication de M. Frédéric Boasse (Notes and Queries, 25 novembre 191 1, p. 432), cette avance aurait été de un million !

«bobines et aiguilles (i) » saisi sur le paquebot qui débarqua Louis-Napoléon à Wimereux, était le sien (2) ; qu'elle le visita dans sa prison 'à Ham (3), et que, pendant, la captivité, elle rassembla à son intention les « beaux bénéfices » de son « joli commerce (4) ». Hypothèses fausses, sans base et que récusent tous les documents connus. Mais le fait des prêts demeure certain. Ils eurent lieu, selon toute apparence, en 1848. Après la chute du gouvernement de Louis- Philippe, le 28 février, le prince était arrivé à Paris et s'était logé rue du Sentier, chez Vieillard, son ancien précepteur à Arenenberg. Prié par le gouvernement provisoire de regagner l'Angleterre, il se réembarqua, et le 2 mars, à bord du steamer Lord Warden, il touchait à Folkestone. Ce ne fut qu'au mois de juin suivant, que, définitivement, il revint à Paris pour recommencer cette campagne électorale qui le devait porter à la Chambre, et de là à l'Elysée. Naturellement, il était nécessaire d'avoir de l'argent. C'est à miss Hov^ard que le prince s'adressa. Que lui avançât-elle? Huit millions, ainsi que cela a été dit et répété (5) ?

(i) La Boulonnaise, journal politique et littéraire des cantons de Boulogne, Samer, Depres et Marquise, 12 août 1840.

(2) Pierre Vesinier, Les Amours secrètes de Napoléon IlL..; p. 81.

(3) Pierre Hachet-Souplet, Louis-Napoléon prisonnier au fort de Ham... ; p. 87.

(4) Pierre Vesinier, Les Amours secrètes de Napoléon lU... ; p. 92.

(5) Mémoires de Griscelli de Ve^^ani, dit le baron de Rimini, ex-agent secret de Napoléon, Cavour, Antonelli, François II et de V Autriche; Bruxelles, s. d. [187 1], in-i8, p. i5o, — La première édition de ce libelle a été faite à Londres, 1857, in-i6. Il a été condamné à la destruction par arrêt du tribunal correctionnel de Lille, le 6 mai 1868. Cf. Fernand Drujon, Catalogue des ouvrages, écrits et dessins de toute nature, poursuivis, supprimés ou condamnés depuis le 21 octobre 1874 jusqu'au 3i juillet iSj'j ; édition entièrement nouvelle, considérablement augmentée, suivie de la

On peut se demander, ainsi que cela a été fait déjà, où miss Howard eût pris tout cet argent (i)? La vérité est plus simple, on n'en doute pas. Une opération financière eut lieu assez habile pour sauver, momentanément, du moins, les apparences. Dans les États romains, près de Civitta- Vecchia, miss Hov^ard possédait un domaine qu'elle vendit à crédit à Louis-Napoléon. Immédiatement il emprunta sur cet achat, au marquis E.-L. Palavicino, la somme de 60.000 écus romains, soit 824.000 francs qui furent remboursés en i85i (2). Et ce furent ces fonds-là qui aidèrent et assurèrent l'élection du neveu de l'Empereur (3).

Dans son voyage à Paris, il n'avait pas abandonné la maîtresse anglaise. Tandis qu'il se logeait à l'hôtel du Rhin, place Vendôme (4), pour éviter les inévitables clabauderies

table des noms d'auteurs et d'éditeurs, et accompagnée de notes bibliographiques et analytiques ; Paris, 1878, in-8, p. 247. — Griscelli, dont l'existence a été' niée, était né à Vezzani (Corse), le i5 février 181 1. De 1841 à 1845, il fut condamné quatre fois pour escroquerie et vol. Il subit deux autres condamnations en 1861 et i885. Cf. Intermédiaire des chercheurs et curieux, n» 1134, 3o décembre 1906, col. 978, et n° 1142, 20 mars 1907, col. 412-413. — Son affirmation relative au chiflre des sommes avancées par miss Howard est rejetée par M. Frédéric Boase, Notes and Queries, 25 novembre 191 1, p. 432.

(i) Tit-Bits, i5 février 1908, p. 534.

(2) Papiers et correspondance de la famille impériale... ; t. I, pp. 189,

(3) Cf. sur cette élection Robert-Pimienta, La Propagande bonapartiste en 1848 ; Paris, 191 1, in-8.

(4) L'hôtel du Rhin existe, aujourd'hui encore, aux n°s 4 et 6, de la place Vendôme. En novembre 1848, le Prince écrivait à Emile de Girardin : « Vous me feriez grand plaisir d'insérer dans votre journal que j'ai pris la résolution de louer une maison près de Paris afin d'éviter la quantité de visites qui m'obsède et les attroupements qui, depuis trois jours, remplissent la place Vendôme, que, par conséquent, je ne recevrai plus comme par le passé... » Catalogue d'autographes de lalibrairie Victor Lemasle ; n» i23 [février 1913], pièce n» i3o35, offerte à i5 francs.

et les émois de la pudeur politique offensée, il installait miss Howard rue de Rivoli, à l'hôtel Meurice, alors par « excellence, the english hôtel in Paris (i) ». Ce séjour à Fauberge ne fut pas de longue durée : le 20 décembre suivant, le prince entrait à l'Elysée. Il montait à la première marche de son prochain trône. Miss Howard le suivit dans la direction du faubourg Saint-Honoré. A l'Elysée, écrit-on, il rendit « à la fille d'Albion l'hospitalité qu'il en avait reçue à Londres (2) ». Défait, il lui loua, au n° 14 de la rue du Cirque (3), un petit hôtel, qui, depuis, a disparu pour faire place aux jardins de l'hôtel Rothschild. L'endroit était choisi à merveille. Le président de la République n'avait qu'à franchir une petite porte percée dans le mur du jardin de l'Elysée (4), pour être chez sa maîtresse. Elle s'était installée là, dans ce nid discret, avec sa sœur, jeune fille fort belle, gracieuse et simple (5). Ce témoignage lui est rendu aussi par cet «intelligent viveur (6)» qui s'appelait Fleury. Avec quelques amis intimes du prince, il fréquentait l'hôtel. C'étaient Persigny ; Mocquard, le secrétaire de Napoléon ; Edgard Ney, son aide-de-camp ; Evans, son dentiste. Les soirées y étaient charmantes et simples. On y buvait, en parlant faits divers et du jour, une tasse de thé ou de café, ou on écoutait la petite musique tranquille avec laquelle l'Anglaise régalait ses invités. Le prince y

(i) Le petit homme rouge, The Court of the Tuileries... ; p. i85.

(2) Mystères politiques dévoilés... ; p. i3.

(3) Mémoires de Griscelli... ; p. i5o.

(4) Mémoires du docteur Thomas W. Evans... ; p. 3.

(5) Mémoires du docteur Thomas W. Evans... ; pp. 3, 4.

(6) Un ancien fonctionnaire, Histoire anecdotique du second Empire... ; p. 66.

La Fortune, sous les traits de miss Howard, dispense ses faveurs à Louis-Napoléon. {Caricature extraite de /'Histoire tintamarresque de Napoléon HI.)

fumait paisiblement ces cigarettes, dont ses poches étaient toujours bourrées, et à ses pieds ou sur ses genoux, ronflait doucement son chien noir (i). Doux soirs des reposantes intimités ! Il échappait là aux terribles corvées de sa fraîche et jeune dignité, et c'était comme s'il avait, enfin, trouvé « la bonne petite femme », que lui souhaitait sa mère, naguère, alors qu'elle n'osait aspirer à un aussi éclatant retour de la fortune. Ainsi, par la trompeuse apparence, il consolait son goût de Tintimité, — la dernière qu'il eut à savourer, pleinement, avant le nouvel exil anglais de 1871.

Au début, la liaison du prince et de miss Howard avait été tenue discrète, quasi-clandestine. Dans les clubs on disait bien de lui qu'il avait « ramené de Londres la plus belle femme et le plus beau cheval du monde, » mais, à la vérité, ces propos ne tiraient pas à conséquence (2). Mais la belle affaire pour elle que d'être si près de la gloire sans en pouvoir tâter les agréments ! Pour une femme, et une fille de brasseur, c'était bien là un double et cruel supplice. Elle ne l'endura point longtemps. Dès 1849, ^^ ^^ voit assister aux revues que passe le Prince-Président et y faire remarquer sa voiture où un cheval est peint sur les panneaux (3). C'est Mocquard, son ami et son secrétaire, que Louis-Napoléon charge d'être le chaperon de miss Howard. « Mocquard servait d'eunuque ; il promenait la maî-

(i) Mémoires du docteur Thomas W. Evans... ; p. 3.

(2) André Lebey, Louis-Napoléon Bonaparte ei le Ministère Odilon Barrot ; 184g ; Paris, 1912, in-8, p. 34.

{3) Journal du maréchal de Castellane ; i84y-i833 ; Paris, 1896, in-8, t. IV, p. 161.

tresse du Président (i). » Il l'accompagnait aussi aux courses (2), et l'affichait au spectacle, entre sa femme et sa fille. C'est un «eunuque blanc », tonne alors Viel-Castel (3). Elle y allait seule, quelquefois, comme ce soir du 28 octobre i852, où à la représentation de l'Opéra assistait Louis- Napoléon, ayant à côté de lui Abd-El-Kader. Miss Howard y fut remarquée en grande loge, couverte de diamants. « Cela fait mauvais effet (4). » Et, en effet, il se trouva, en certaines occasions, des personnes pour se piquer et se blesser de la présence de miss Howard. Le plus typique de ces incidents est celui qui fut occasionné par le voyage à Tours du Prince-Président. Comme d'habitude il avait emmené sa maîtresse, et elle avait été logée dans la maison de M. André, receveur-général, en ce moment-là parti, avec sa femme, aux eaux des Pyrénées. C'était mal choisir le gîte, car le couple André était de ces protestants puritains « qui portent très loin la sévérité des mœurs ». Ayant appris la violation et la profanation de leur sanctuaire familial par cette « prostituée », ils jetèrent de hauts cris et M. André alla jusqu'à l'écrire au ministre Odilon Barrot : « Serions-nous donc revenus à cette époque où les maîtresses des rois promenaient leurs scandales à travers les villes de France?...» Mon Dieu, non, mais enfin... Évidemment, il eût mieux valu demeurer rue du Cirque. Odilon

(i) Mémoires du comte Horace de Viel-CasteL.. ; t. II, p. 79. — A la date du 6 septembre 1859, Viel-Castel, V, p. 181, se répète, et écrit : < Mocquard, ancien aide-maquereau de l'Empereur; c'est lui qui promenait Mme Howard.»

(2) Journal du maréchal de Castellane... ; t. IV, p. 194.

(3) Mémoires du comte Horace de Viel-Castel...; t. II, p. 224.

(4) Mémoires du comte Horace de Viel-Castel...; t. II, pp. iio, m.

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