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crets du second Empire^ rédigés par un Bachaumont du ruisseau, l'impriment tout vif! Et puis, vous aurez les Confessions de Marguerite Bellanger, elle-même, pour vous apprendre que « Thomme du 2 décembre » lui donnait des paquets de 100.000 francs comme s'il les fabriquait (i). Au reste, le Testament de Napoléon III trouvé dans le boudoir de Marguerite Bellanger, vous initiera à bien d'autres mystères 1 J'en épargne Tennui ordurier au lecteur pour aborder un point plus sérieux de la liaison : le motif de la rupture. A quoi la doit-on attribuer? Aux indiscrétions qui, « malgré la surveillance du préfet de police », échappèrent à la maîtresse « entre deux spasmes de plaisir (2) »? A son luxe devenu trop affiché et affichant? (3) A l'état de l'Empereur que ses excès amoureux « pouvaient mener prématurément au tombeau (4) » ? Le choix est laissé entre cette triple hypothèse, mais je crois que c'est ailleurs qu'il importe de chercher, et que la vérité doit se trouver dans une intrigue obscure qui, aujourd'hui, n'est pas encore éclaircie (5).
Le 24 février 1864, ^ ^^^ heures et demie du soir, Marguerite Bellanger accouchait d'un fils dont la déclaration de naissance ne fut faite que deux jours plus tard, et, en des termes qui ne laissent pas d'être équivoques. Voici cet acte qu'il importe de lire attentivement :
(i) Confessions de Marguerite Bellanger... : p. 97.
(2) Les courtisanes du second Empire...; p. 32.
(3) Frédéric Loliée, La Fête impériale... ; p. 297.
(4) Marquis de Castellane, Hommes et choses de mon temps... ; p. 264.
(5) Sur d'improbables entrevues de l'Impératrice et de Marguerite Bellanger, au sujet du fils dont il va être question ci-après, cf. Pierre de Lano, Les Bals travestis et les Tableaux pipants sous le second Empire... ; pp. 94 et suiv., et marquis de Castellane, Hommes et choses de mon temps... ; pp. 255 et suiv. ^