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aussi bien dire. Ils n^avaient eux-mêmes compris que depuis le 4 septembre quelle élait la force de leur attachement pour celui qui cessait d*6tre leur maître. Ce sentiment n'était pas la conséquence naturelle de leur fidélité politique, elle en était au contraire le principe, ou, du moins, la plus solide base. Si le parti impérialiste, écrasé par la défaite et la révolution, troublé par le mensonge, intimidé par la menace, put se reprendre, se reconstituer, et bientôt, par sa fermeté, sa constance, exciter Tadmiràtion de tous les autres, — c'est parce que Napoléon III, dans la catastrophe de 1870, avait perdu moins d*amis que TEmpire de champions; et que ceux mômes qui n'osaient espérer la reprise de Vœuvre avaient voulu pourtant rester fidèles à Vauvrier.

Les bienfaits, gr&ce à Dieu, ne sont pas toujours perdus, et Napoléon III en avait tellement répandu, pendant toute sa vie ! Il avait eu tant de peine à signer môme des révocations justifiées ! Parfois il n'avait pu se résigner à priver de son emploi tel fonctionnaire qui le remplissaiit mal, qu'à la condition de lui maintenir son traitement, aux frais de la cassette privée : nous pourrions en citer deux exemples ; il dut y en avoir plus d'un autre. A ceux dont les exigences de sa politique avaient déterminé la disgr&ce. Napoléon III avait su également, par ses égards, en adoucir l'amertune. Chateaubriand était sorti du ministère, en 1824, la rage et la rancune au cœur, se plaignant, non sans raison, d'ayoir été « chassé comme un laquais qui aurait volé la montre du roi sur sa cheminée » ; M. Thouvenel, perdant son portefeuille eu 1862, écrivait à son ami, le duc de Gramont : « Le témoignage public que l'Empereur m'a donné en se séparant de moi, répond mieux que je ne pourrais le faire moi-môme à vos amicales préoccupations. Je n'ai quitté le ministère ni en disgracié^ ni en mécontent^ et Sa Majesté sait que mon dévouement ne tenait pas à ma position*. »

A ces fidèles qui, en allant le voir, le remercier dans

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