CHISLEHURST AM
S*ils avaient été d'humeur à sourire en présence de cette grande infortune, les Français venus à Ghislehurst auraient pu se dire que TEmpcrcur, pour envoyer « sept millions » aux communards, avait dû bien se gêner! Car ils constataient, de leurs yeux, à quel train modeste était alors réduit le prince dont tous les souverains de l'Europe avaient reçu l^opulente hospitalité. Ses ressources étaient toujours bien exiguës, en effet. De la somme reçue pour le Palais des Césars, — et dont les soldats prisonniers avaient largement bénéGcié, — il ne restait plus qu'une faible partie. L'Impératrice avait pu heureusement vendre ses joyaux personnels, qu'après le 4 septembre une ambassadrice lui avait fait parvenir, et, grâce à une circonstance imprévue, Jes bien vendre : le Prince de Galles devant se rendre prochainement aux Indes, les rajahs tenaient, par déférence ou par politique, à paraître devant lui dans le plus fastueux appa« reil ; et leurs fortes commandes aux joailliers de Londres avaient fait sensiblement monter le cours des diamants. Ceux de l'Impératrice profitèrent de cette hausse et partirent pour l'Inde, où, sur la tunique de velours et le turban d'un Maliaradjah, le prince de Galles devait reconnaître avec surprise une parure qu'il avait vue portée jadis par la souveraine des Tuileries.
Pour l'Empereur, ou plutôt pour son fils, — car c'est surtout à l'avenir du Prince Impérial qu'ils songeaient l'un et l'autre, — Tlmpératrice allait trouver d'autres ressources, en se défaisant de propriétés qu'elle possédait en Espagne. Au mois de septembre 4871, elle s*était rendue, dans cette intention, à Madrid. Tout alors servait de prétexte à la malveillance pour inventer de nouvelles calomnies; et les in-
ceUe marche ellc-iiu^uie était • entièrement contraire à lei convictioot et À SOS plans. • Or, (ont cela élAÏt exact : quelque! mots échappés à rEmprrrur, au mouirnt m<^me où il manifestait Pintention de le Toir rupprimrr, nous Tavaicnt bien prouvé ; la loyale déposition du maréchal de Mar-Mahon Tattcstc d'ailleurs. Mats, bien que vrai, Nap<»léon 111 ne Toulait pas que cola fiU dit daur une brochure écrite par un de ses parUtant et dont une épreuve lui avait été communiquée.
génieux chroniqueurs de là presse officieuse racontaient que rimpératricc, ne pardonnant pas à TEmpereur ses revers, avmt quitté Ghislehurst, à seule fin de s'éloigner de lui, quand Napoléon III lui écrivait : « Je suis bien aise de ce que tu me dis^ au stijet de tes projets de vente. Je comprends tout ce que cela doit te coûter^ ainsi qu'à ta mère^ de te défaire de propriétés qui sont depuis si longtemps dans ta famille. Mais c'est un sacrifice qu'il est nécessaire de faire pour assurer l'avenir de notre cher fils. »
Ces lignes étaient datées de Torquay, où TEmpereur s'était installé depuis le départ de Tlmpératrice. Le séjour de cette petite ville du littoral, réputée pour la douceur de son climat, convenait beaucoup mieux à sa santé que celui de Chislehurst, et il y eût volontiei^s passé tout Thiver. Pourquoi il dut y renoncer, il le disait, le 23 septembre : « Tor^ quay est un charmant endroit^ quoique triste; et^ depuis que je suis ic<, je me porte très bien. Mais vraiment on est au bout du monde et la vie d'hôtel est chère. Il faudra donc me résigner^ pour bien des raisons, à retourner à Chislehurst. » Napoléon III, — à qui de telles faites étaient désormais interdites ! — quitta donc à regret la plage ensoleillée de Torquay, pour rentrer à Camden-Place, d*où, le 25 novembre, il écrivait : « Nous vivons ici dans le brouillard; et m^ vie serait bien triste si je n'avais pas auprès de moi notre fils qui me tient lieu de tout. »
Le temps qu'il ne donnait pas à son fils, ou aux visiteurs de France, toujours nombreux, TEmpereur le consacrait au travail. L'injustice passagère des masses à son égard ne l'avait pas guéri de ce qu'on nommait sa « marotte humanitaire. » L'intérêt des humbles et des petits le préoccupait autant, dans l'exil, qu'il Tavait occupé sur le trône; et, nous tenons à le constater, les derniers jours de sa vie furent employés, — comme l'avaient été les derniers jours de son règne, — c^ rechercher les moyens de soulager leurs maux, en mettant leur vieillesse à Tabri de la misère ou de la mendicité.
A diverses reprises l'Empereur avait étudié, fait étudier
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collo impôrlanlc qucslion. Pour la résoudre, il avail niAnio proposé un projet, qu'il avait dû bientôt retirer devant les critiques du conseil d*Ëtat, effrayé d'une aussi considérable innovation. A la veille de la guerre il cherchait une autre solution du problème. S'appuyant sur les calculs que, par des mémoires du il et du 14 juin, la Caisse des Dépôts et Consignations lui avait foQrnis, Napoléon III rédigeait de sa main, le 3 juillet 1870, la note suivante, échappée au pillage des Tuileries :
Il y a un but à atteindre dans une société laborieuse etxiTilisée comme la nôtre. Cesi de mettre la Tieillesse a Tabri des besoins les plus indispensables à la vie, sans éteindre la prévoyance chez Tindîvidu et sans encourager la fainéantise. Pour obtenir ce résultat, j*ai pensé qu*il serait utile de créer dans chaque déparlement, une caisse de prévoyance, qui prélèverait à la naissance de chaque enfant une somme donnée, fournissant à tous les individus, à TAfçe de soixante ans, une rente viagère, qui suffirait non pas pour les rendre riches, mais pour les empêcher de mourir de faim et d'avoir recours à l'assistance publique.
Supposons qu'il soit admis par une loi qu*à chaque naissance d*un enfant sur le Lcrriloirc français, les parents payeraient ù la commune la somme de 100 francs. Ces 100 francs, capitalisés à 4 1/2 donneraient, à soixante ans, une rente viagère de 365 francs.
Mais, comme h Tdgo de soixante ans, on pourrait admettre que tous ceux qui payent une imposition de 100 francs, sont au-dessus du besoin, on peut admettre que la moitié seulement des ayantsdroit recevront la somme de 3G5 francs, de sorte que la cotisation pourrait être réduite à VïO francs.
Pour ceux qui ne pourraient payer les 50 francs la commune devrait les fournir; h défaut de la commune, le déparlement; et, à défaut du département, TKtat. Ainsi donc, tout individu, en naissant ayant payé une somme de 50 francs, aurait droit, dès TAge de soixante ans, à une rente viagère de 363 francs..
Mais, comme le bénéfice de cette organisation ne pourrait se faire sentir à la génération actuelle qu'au bout de soixante ans, et qu'il importerait d'en faire profiter dès aujourd'hui ceux dont le travail a usé les forces soit dans les champs, soit dans les ateliers, il faudrait ét<iblir un impôt de li francs par an, prélevé sur tous ceux qui emploient des hommes ou des femmes à des travaux agricoles ou manufacturiers. Ces sommes, déposées dans la caisse départe-
menUle, produiraient pour tous les individus nécessiteux qui ont aUeint ou dépassé TAge de soixante ans, une rente viagère de 365 francs.
Au commencement de Tannée 1872, TEmpereur reprit ce projet, et Tétudia de nouveau, sollicitant divers avis, pour arriver à la formule la plus pratique de son idée. Causant avec un industriel du faubourg Saint-Honoré, venu en Angleterre pour lui porter Tassurance de son dévouement, il découvrait, avec une véritable joie, que ce dernier avait conçu un projet du même genre, et le retenait longuement, pour connaître en détail toute Téconomie de son système. De cette étude Napoléon III passait à une autre, beaucoup moins importante sans doute, mais inspirée par la même sollicitude pour « ceux qui pâtissent le plus. » L*hiver de 1872 à 1873 s'annonçant rigoureux, TEmpereur songeait avec peine à tous les malheureux qui allaient souffrir du froid. Il voulut inventer pour eux un système de chauffage économique, — comme allaient bientôt le faire, mais pour en tirer proGt, M. Ghoubersky et ses nombreux imitateurs. Un appareil, plusieurs fois modifié sur ses plans, était en construction, lorsque la mort vint le surprendre'. En appre-' nant que l'ancien « empereur de TEurope », Tancien (ç arbitre du continent » avait employé ses dernières heures de loisir à ce modeste travail, la presse officieuse s'en égaya beaucoup.
Moi, je n*ai pas trouvé cela si ridicule,
1. • Cet appareil, inventé par TEmpereur, se compose d*un cylindre en fonte, s*adaplant sur les foyers des cheminées ordinaires; ce cyliodreest muni d'un tube recourbé, pour laisser passage aux gaz qui se développent du charbon contenu dans le cylindre ; l'action du gaz et la concentration de la chaleur du feu d'un foyer ordinaire devaient produire le résultat attendu (augmenter considérablement le degré de cliaulTage et réduire de moitié les frais de consommation). I/appareil futcon>»truit, les expériences furent couronnées de smxès; une deuxième machine plus perfectionnée fut dessinée par l'Empereur et fondue en peu de jours. Enfin un troisième appareil, plus parfait que les deux autres, était en voie de construction, au moment même de la mort de TEmpcreur. » Comte de la Chapelle. (JEuvêts poiihume$ de SapoUon Ut,
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comme dit le poète des Humbles. Loin d'en sourire, nons sommes ému, nous Tavouons, de voir ce sincère ami des misérables appliquant, jusqu'à la dernière minute de sa vie, son intelligence, son savoir si varié à soulager leurs souffrances; et, — par la seule force qui lui restait dans Texil : Tétude, — cherchant encore à accroître ce bien-être du peuple^ qu'au pouvoir, il avait si largement développé par ses actes !
Le peuple était moins oublieux que ses nouveaux mallres ne l'avaient espéré. Un instant troublé par cette trombe de mensonges et de calomnies qui l'avait enveloppé, il était revenu à lui-même ; il commençait à réfléchir, à se rappeler tout ce qu'il devait ù Napoléon III. Le mouvement d'opinion qui allait bientôt contraindre une assemblée sans mandai constituant, et l'ayant reconnu elle-même, à installer la République par crainte d'une restauration impériale', se faisait déjà manifestement sentir. De tous côtés on disait à l'Empereur qu'il serait peut-être, avant peu, rappelé par la volonté nationale, qu'il aurait peut-être un dernier devoir à remplir envers elle. A ce mot de devoir Napoléon III ne restait jamais sourd. Surmontant une répugnance, qui avait résisté jusqu'alors ù toutes les prières de son entourage, il se livra aux chirurgiens. Les secousses physiques et morales des dernières années ne lui avaient plus laissé assez de force pour supporter une opération, trop longtemps ajournée : il y succomba brusquement, sans recevoir même l'adieu de
1. Peu de jours avant le vote, un journal royaliste, le Journal de ParUf adjurait ses auiis de se joindre aux républicains, en disant: • L'Kiopire est là qui les menace, qui a fait dans le pays des progrés indéniables. Pour arn'lcr ces pro^n^s inquiétants la Chambre n'a qu'une chose à faire. . opposer au progrés de l'Empirr une barriïTe infranchissable, en (organisant les pouvoirs du maréchal • ; — el, après le vote, Ir Journal de» Uébatê constalnit que cette considération avait prévalu : • Ln crainte du bonapnitisuio n rté pour tout lo momie le commencement île la sagesse. On a compris qu(* le meilleur moyen d'empôcher le retour de l'Empire était de donn«T la pince û un gouvernement sérieux, organisé pour durer et se drfeuilrr. • Louis lUanc déclarait enfin que l'extrême gauche, en votant la constitution du 25 février 1875, avait cédé à une véritable • |>anique • causre par la peur du • iHmapartisme. ■
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ceux qui lui étaient si chers, sans pouvoir embrasser ce flls, qui « le consolait de tout » !
Lorsqu'on recueillit les vêtements qu'il avait quittés pour s'aliter, on trouva dans la poche de sa redingote un portefeuille dont il ne se séparait jamais. Ce portefeuille contenait, comme nous l'apprîmes alors : la lettre de Napoléon I*** et celle de la Reine Ilortense, qu'au risque de se faire reconnaître, il avait voulu conserver sur lui en s'évadantde Ham ; — une image de la Sainte- Vierge ; — plusieurs lettres de l'Impératrice, dont une datée du 3 septembre 1870; et plusieurs lettres du Prince Impérial, dont la première sans doute qu'il eût écrite, adressée par le prince âgé de trois ans, à son père, alors en Italie : uMon cher papa, Je vous adore et fai le cœur gros quand vous n'êtes pas là. Louis ».
Par la façon dont fut accueillie partout la nouvelle de cette mort, on put mesurer quelle place l'exilé de Chislehurst tenait encore dans le monde ; on put constater si, comme ses successeurs se plaisaient ù le dire, le désastre de Sedan avait ruiné le prestige de sa gloire et de sa puissance passées. Ni la France ni l'Europe ne considéraient en réalité son exil comme définitif. Ceux mêmes que leurs préférences personnelles éloignaient du régime impérial aimaient à voir en lui une ressource suprême contre les suprêmes périls. J. J. Weiss le constatait franchement : « L'Empereur Napoléon III est mort. Ces simples mots qui sont tombés avant-hier à Paris comme la foudre y ont produit l'impression la plus vive que la Ccipitale de la France ait encore ressentie depuis les catastrophes de 1870 et de 1871. Aucun autre souverain, mourant dans l'exil, n'a soulevé une émotion semblable... Napoléon III, tant qu'il gardait un soufflede vie, restait pour les révolutionnaires un grand sujet d'inquiétude, pour les masses conservatrices un dernier sujet d'espérance. La croyance sourde à la possibilité de son retour prochain était au fond de tous les esprits. La voilà brisée, cette chance suprême de salut et d'avenir sur laquelle comp-
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(aient beaucoup d'bonnAles gens et do bons citoyens, qui ne sont pourtant pas ni ne peuvent être impérialistes'. » A Tétrangcr Timpression ne fut pas moins vive. Les cours d*Europc s'étaient autrefois vengées de leur ancien vainqueur en le répudiant, en ne voulant plus reconnaître en lui que « le général Bonaparte » ; Napoléon III détrôné ne cessa pas d'appartenir à la grande famille monarchique, oîi il avait longtemps occupé le premier rang. Les souverains, dès le 1*' janvier 1871, lui avaient tous adressé à Wilhelmshœhe, le témoignage de leur fidèle sympathie*. Après le 3 janvier 1873, ils en donnèrent une nouvelle preuve à rimpératrice par des lettres et des télégrammes, où Ton sentait la sincérité de leurs regrets. Le langage des personnages politiques, ou les journaux des divers pays en annonçant la mort de TEmpereur, prouvaient bien que le sentiment des souverains élait celui de leurs peuples'.
1. Varié' Journal^ 11 janvier 1873. — La Ft'ance disait cgaleuieul : « D'autrei Bouvcrains exilés sont uiorts obscurs ou ignorés; leur disparition do la scène du monde n'a été qu'un incident sans |M)rtée.. La maladie de Napoléon III a tenu en éveil Topinion publicpie et lonM|ue le télégraphe transmet ces trois uiots de Chisleliurst :■ Napoléon est uii»rt «, on se retourne, couiuic sous l'impression d'un fait grave. Ilicn ne montre mieux quelle haute situation a occupée dans Phistoire de notre époque l'héritier du nom de Napoléon, et quelle place importante il gartiait encore dans les souvenirs de TEuntpe. • Tous les Journaux français, sauf ceux qui voulaient sacrifier la vérité manifeste à l'intéK't de leur parti, ou îi leurs implacables rancunes, constataient de même quel « profond retentissement •• avait eu la triste nouvelle, quelle • émotion générnle » elle avait produite.
2. « ... On apporta une dépêche : elle était du prince Amédte de Savoie, qui s'appelait, depuis quelques Jours, roi d'Kspagne. Dans une pensée digne de marquer les débuts d'un régne, il envoyait ses vœux A l'ancien compagnon de son père. Presque aussit/^t après arrivèrent des dépêches semblables de la reine Victoria, de l'Empereur Alexandre, du roi de Suède, de la reine Isabelle... Et, avant le soir, tous les nouversins régnant en Euro|>e. à l'exception des princes allemands, «pie leur situation contraignit de s'abstenir, avaient transmis leurs souhaits au monan|ue captif.» A. Mels, Wilhetmihœhf, p. 118.
En 1813, le roi de Suède faisait défHiser sur le tombeau de Nap4>léon III une couronne portant ce seul mot : Homartund,
3. Comme toutes les cours, un certain nombre de muuici|>alités, plusieurs parlements témoignèrent à l'Impératrice la part qu'ils prenaient k sa douleur. L(»rd Clarpndi»n se faisait auprès d*elle « l'interprète de l'alTec* lion, de la sympathie cordiale et sincère • de la Chambre des Liirds. La
En Angleterre ce fut comme un deuil national : c< Dans la Cité la nouvelle de la mort de rEmpcrcur a causé un profond retentissement de surprise et de regret... Elle était Tunique sujet des conversations dans toutes les classes de la société et le train ordinaire des affaires semblait, en irrande partie, suspendu. Les rues étaient encombrées d'une foule inusitée... Un sentiment profond et général occupait Tesprit public. En vérité, depuis la mort du prince Albert, aucune mort de roi n'a produit une émotion et un chagrin aussi profonds dans la Cité de Londres'. » — « A Bradfort, toutes les classes de la société sont sous le coup de cette douloureuse surprise. A Bristol, la sensation a été cruelle et profonde, la sympathie de tous pour l'Impératrice et son fils s'exprime dans les termes les plus sincères. A Birmingham, ces sentiments sont dans le cœur non de quelques-uns, mais de tous. A Leeds, c'était de la consternation. A Tring, on a fermé le théâtre, les affaires étaient suspendues. A Norlhampton, on a rédigé une adresse de condoléances à l'Impératrice, qui a été couverte des signatures de toute la ville. Le chagrin le plus vif se peignait sur tous les visages à Dublin; et partout, dans les trois royaumes, depuis le mess des officiers jusqu'aux ateliers des ouvriers, le deuil était dans tous les cœurs'. » Le Daily News résumait cette impression générale en disant : « Cette vie qui vient de s'éteindre. Napoléon III l'avait dépensée à faire le bien de son peuple et celui de ses alliés. Nous ne l'avons pas oublié; et, de plus, c'est notre hôte qui vient de mourir dans notre maison. La maison entière est en deuil... On aurait pu espérer revoir l'Empereur s'asseoir sur le trône,
chambre des députés de Bucharest lui exprimait, avec « sa vive douleur », la « profonde reconnaissance que le f peuple roumain conservera toujours U la mémoire de Tauguste Empereur. »
1. Le Times, — De Londres, on adressait au journal français le Temju des informations semblables : « Un quart d'heure après la nouvelle de la mort, tout Londres était au comble de TagitatioD. Je n*ai rien vu de pareil depuis la maladie du prince de Galles et certes le public n*était pu alors dans cet état-là. s