‹ Napoléon III intimeChapitre 17 sur 114 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

3. M. do Peyronnet, Ttin des ministres de Charles X, écrivait le 28 août 1831, et la Quotidienne reproduisait, les lignes suivantes : « La prison de llaui est fort lual établie et d'ailleurs malsaine. Elle est entourée de terrei basses et marécageuses. Les brouillards Tenveloppent la moitié du jour. La promenade consiste en un bout de rempart d'une trentaine de toises, où deux personnes, sans plus, peuvent marcher de front, et du pied duquel s'élèvent continuellement des exhalaisons infectes. •

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surveiller, stimuler leur vigilance, le chef de bataillon Girardet, commandant du fort et de la ville, — un homme sûr, bientôt remplacé par un autre, choisi avec soin et plus sûr encore.

Parmi les autorités civiles et militaires de Boulogne dont Ténergique concours avait maintenu dans le devoir les soldats hésitants, quatre personnes surtout s'étaient fait remarquer : le sous-préfet, M. Leprovost de Launay; le maire, M. Adam; et deux officiers, M. Demarle, commandant de la place de Boulogne, et M. Gol-Puygellier, capitaine de la compagnie détachée dans cette ville. Dès le 7 août le ministre de la guerre, en raison de <c leur belle conduite », du « dévouement, de la fermeté » par lesquelles ces deux officiers s'étaient « particulièrement distingués » la veille, priait le roi de les élever au grade de chef de bataillon*. Pour garder le prince à llam, on choisit Tun des deux officiers qui avaient mis tant de zèle à le désarmer, à l'arrêter : M. Demarle.

Le nouveau commandant remplit si consciencieusement son office, il surveilla si bien son prisonnier, rendit un compte si minutieux de ses faits et gestes au ministre de rintérieur, que celui-ci, par deux fois, voulut l'en récompenser : non content de lui avoir fait donner la rosette do la Légion d'honneur, il réclamait pour lui le grade de lieutenant-colonel'.

Mais Louis-Napoléon était un charmeur. Sans s*y elTorcer, par sa seule façon d*étrc, il savait se faire aimer de quiconque rapprochait. Les soldats chargés de le garder, et qui ne devaient ni lui parler, ni le saluer, ni se lever devant lui, s'ingéniaient à lui témoigner secrètement leur sympathie; plusieurs lui firent même offrir de favoriser son évasion. Chaque semaine, on devait laver les guérites pour effacer les Vive Napoléon! les Vive r Empereur! qu'un

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