‹ Napoléon III intimeChapitre 30 sur 114 · Message du 16 féTiier · texte numérisé non relu

Message du 16 féTiier

S. « Plusieurs projets de réforme furent discutés pendant les années qui ■uitirent la paii de Villafranca, dans les conseils de l'Empereur; mais le •ouTerain se persuada promptement que ni les différents minintres, ni les ckambret ne le seconderaient pour faire admettre les seuls principes sur I nli repose solidement le système des forces nationales d*un grand a. Ainsi le senrice obligatoire, Tendivisionnement des régiments, la de corps d'armée permanents furent autant de questions que j «n se vit contraint d'abandonner, s (Les Forctê miliiairtê de la

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L*AUTORITÉ , • ITÎ

aflcclcnl niAmc do Tavoir coraplèlcracnl oubliée, pour pouvoir allribucr au maréchal Nicl tout le mérite des mesures dont Tadoption, de leur aveu, nous eût sauv>és. « Rappelezvous, — disait le général Ghanzy, à la tribune de Versailles, — ce qui s'est passé en 1868, lorsqu'un homme dont personne ici ne niera la perspicacité et le patriotisme est venu^^ présenter un projet de loi militaire. Ce projet, si sérieusef ment étudié, si bien adapté aux nécessités du moment, a été combattu, amoindri; et vous savez ce qu'il est devenu. » Lel prudent exemple donné par le général Chanzy a été soigneusement suivi ; il Test encore tous les jours. Pour être indirect et détourné, cet hommage à Napoléon III n'en est pas moins précieux. Car, louer la clairvoyance et le patriotisme du ministre, c'est louer le patriotisme et la clairvoyance du souverain, qui Tavait spécialement choisi pour réaliser ses vues, pour préparer la grande réforme militaire dont il lui avait lui-même indiqué les bases.

Cotte réforme n'entraînait pas le service obligatoire, comme Napoléon III Tcût voulu, comme, cette fois encore, il en avait émis l'idée : pourquoi? Parce que « les ministres commençaient à discuter » et « comptaient moins avec sa volonté qu'avec les exigences de l'opinion » ; ils avaient déclaré à TEmpcreur « que les députés, soucieux avant tout de l'esprit des populations et de leur réélection, ne consentiraient jamais à sanctionner une mesure aussi impopulaire. L'empereur du/ se résigner et transiger^ », c'est-à-dire se contenter d'un projet moins radical, qui, sans se modeler sur Torganisation prussienne, s'en rapprochait. Et ce n*est pas un ami de Napoléon III, — du moins de Napoléon III détrôné — qui parle ainsi; c'est un écrivain, fort brillant d'ailleurs, qui depuis 1870, Ta peu ménagé, et dont l'ingénieuse malveillance va se trahir quelques lignes plus loin. Constatant que le gouvernement impérial dut retirer son premier projet devant la « vive opposition » du public, il lui reproche, en

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