‹ Napoléon III intimeChapitre 37 sur 114 · LtHrtM du maréchal Bo$quet · texte numérisé non relu

LtHrtM du maréchal Bo$quet

LA CONCILUTION 193

de voter négativement; il avait tenu à motiver sentencieusement son vote : Le Prince- Président s'en vengeait en lui faisant donner au ministère de la guerre un haut emploi fort envié, — qui lui servit à devenir, plus tard, malgré ses doléances et ses' critiques incessantes, un des plus jeunes divisionnaires de Tarmée.

Son intime ami, Tamiral Fourichon, affichait des allures bien plus frondeuses encore, sans avancer moins vite. Et dans la marine, — où le souvenir d*un prince aimable et bienveillant avait entretenu des sympatliies orléanistes, — sou exemple n'était pas isolé. Un des vétérans de la cause royaliste, le comte de Gircourl, en citait plusieurs autres, dans une récente étude sur le prince de Joinville et ses anciens officiers ' . Trois de ceux-ci, dont le prince-amiral avait deviné le mérite et favorisé les débuts, « s'étaient marqués par la fidélité de leur reconnaissance »; après Tavoir constaté, M. de Circourt ajoutait : « Napoléon 111, disons-le à sa louange, n'hésita pourtant pas à les faire amiraux, même à donner à l'un d*eux un emploi qui rattachait à sa personne » ; et sur Tun de ces trois officiers il racontait une anecdote intéressante : le capitaine de vaisseau Jaurès, -=- qui, en 4851, avait pris ouvertement parti pour l'Assemblée contre le président, — commandait sept ans plus tard un bAlimenlquc Napoléon III vint visiter en détail. Dans la cabine du commandant, et bien en évidence, sur sa labk de travail, un portrait attira l'attention de TEmpercur : « C*csl le portrait du Prince à qui je dois ma fortune et pour qui j'ai une inaltérable reconnaissance », dit, sans se troubler, M. Jaurès. Napoléon III lui répondit : « Vous avez bien raison » ; et, peu après, il le nomma contre-amiral, prouvant ainsi, une fois de plus, qu' « il n'était ni petit ni défiant ». Et ce second hommage, rendu par Técrivain royaliste au caractère de l'Empereur, était suivi d'un troisième. A propos d'un autrecommandantqui, par un acte hardi d'indépendance

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