litiiai LASsiaai, Noire-Dame de Lourdes, pp
3. Kmui OLUVita, VÈgliêe et tStat au Concile du Vatican, t. II, p. 33.
tait aux moindres cérémonios quo prescrit rÉgIi8e';par Tattilude grave, recueillie avec laquelle il entendait la messe, avec laquelle il écoutait les sermons, avec laquelle surtout il recevait le serment des évoques; enfin, par les égards particuliers qu'il montrait pour les ecclésiastiques de tout rang, — s' adressant d'abord à eux quand il en apercevait, même dans une réunion nombreuse, et leur parlant plus longuement qu'aux plus hauts personnages *.
Quant à ceux qui allaient le trouver dans son cabinet, ils y étaient reçus... encore mieux que des académiciens hostiles! Avant de prêcher le carême aux Tuileries et de recevoir à cette occasion les plus délicats témoignages de sa bienveillance, le père do Ravignan avait eu à entretenir l'Empereur d'une affaire intéressant son ordre; et de la façon dontil avait été écouté, traité par le souverain, il se déclarait très satisfait, très reconnaissant'. M^ Lavigerie, allant présenter ses hommages à Napoléon 111, visait, par une simple et discrète allusion, les démêlés qu'il avait alors avec le maréchal de Mac-Mahon, gouverneur de l'Algérie, pour ses œuvres de propagande catholique. L'Empereur le pria de lui exposer cette affaire en détail. — « Uh! sire! en détail? Ce serait impossible. — Pourquoi donc? — Il me faudrait quatre heures ! — Eh bien! je vous les donne. » Et l'Empereur lui en donna cinq, sans que sa bienveillante attention parût faiblir un instant. De celte bienveillante attention qui leur
1. Dès son élecUon k la Présidence, et sans que le pubHc en fûtinforuié, Louis-Napoléon aTait fait installer à TElysée une chapelle, où, le diiuanche, il entendait la messe avec toufe sa maison. Engagé à dîner alors, à la Présidence, avec l'archevêque de Paris, un mercredi de carême, le vicomte de Melun y constatait • le maigre le plus ftomptufui mais le plus absolu, sans la plus petite apparence d'aliments gras. • {Mémoim du vicomte i>b Mbllu, t. Il, p. 1 22.)
S. « M*** de Bonnechnse se trouva à Strasbourg le jour même ou l'Empereur faisait son entrée solennelle ; il alla avec l'évAque le saluer à la Préfecture, Tut retenu à dincr par l'Empereur et comblé de prévenances. Les fonctionnaires publics, un peu moins favorisés que lui, disaient que Napoléon n'avait d'yeux et d'oreilles que pour Mi^ de Bunnechose. • M«' Beskon, Vie du cardinal de Bonnechote.X. !•'. p. 372.