I. lievuê (le Paria, !•' mars I8î)i
â. • ... Il Acronta aux sori6(és roopi^riilivcii lyoniinistos iiiio iiuliventioii de 300,000 franc*, et, puiiii|iioi ne \v iliniis-ju pas? une lunison apparlenaut à rimp^rntrire ef\ encore anjounriiiii hypollu^iiiée, à raison île Tcmpniut (le cette soinnie, que l'KuipenMir n'avait pas personnellement ilit- |NMiihle, uu luouirnt où elle lui fut (leiiiamlée. • (J. AviotiKK, LEmpirt et ie$ ouvriert.)
MUNIFICENCE ET DÉVOUEMËNt PERSONNELS tê9
Pour : Subvention aux sociélds coopératives de Paris et de Lyon, et construction de maisons ouvrières. — Un total de i .710.000 »»
Pour : Pensions à d'anciens militaires ou anciens fonctionnaires; — Subvention provisoire aux personnes attendant un débit de tabac; — Cautionnements à d*anciens militaires; don à la société de secours mutuels des anciens militaires. — Un total de 8.315.000 n
Pour : Allocation à TEtablissement du Ilonl-Saint- Michel, à THospice de Versailles, à la Société de Charité Maternelle ; — Secours aux enfants pauvres nés le 16 mars 1856; — Don d*une maison de convalescence à Orléans ; — Création de 12 lits aux Incurables; — Gratifications diverses du i*' janvier;
— Secours aux Arabes; — Subvention aux fourneaux économiques; — Frais d*éducaUon d'orphelins ; — Dons à des familles malheureuses et dots à des jeunes fllles ; — Allocations aux œuvres patronnées par rimpératrice, à la société du Prince Impérial, aux sociétés de secours mutuels et aux bureaux de bienfaisance. — Un total de 23.565.000 ••
Pour : Dons diplomatiques; — Encouragements aux inventeurs, aux savants, entretien de Tatelier de Meudon; — Encouragements aux artistes; — Subventions pour œuvres littéraires et publications diverses; — Allocation À la société pour la diffusion des bons livres; — Achats aux expositions; — Médailles et prix pour concours ; — Construction de canots de sauvetofçe. — Un tôt il de 16.298.000 **
Pour : Secours aux inondés du Rhône et de la I^ire;
— Secours à de nombreuses communes incendiées ou grêlées * ; — Secours à des industriels, commerçants ou sociétés dans Tcmbarras. — Un total de,. 14.437.000 •
Pour : Dessèchement des Marais d*Orx ; — Dessèchement des Dombcs; — Allocation aux Trappistes de la Donlo^ne et de TAIIier; — Ensemencement des dunes d*Anf;lct; — La ferme du camp de Châlons;
— La ferme-école do Boukaiidara et les dessèche-
I. hanf les lis ilernien moi^ de t'Finpire, du I*' Janvier ru {•* Juillet tR70, 21 couiiuunci re(;ureut ftiii^i drt •ernurt, allant de 1,000 à 5, frauct.
290 NAPOLÉON 111 INTlKlB
ments d*Algérie ; — La fertilisation des Landes de Bretagne; — La reconstitution du domaine de la Châtaigneraie ; — Le don de charrues à vapeur. — Un total de 7.440.000 *
Pour : Subvention à la construction des églises de Saint-GIoud, Plombières, Biarritz, Rueil, Saiut-Lcu, Suippes, Rambouillet; — Subvention aux chemins vicinaux des Basses-Pyrénées ; — Constructions du camp de Cbàlons et subvention annuelle ; — Payement des dettes des communes de Mourmelon et de Saint-Cloud; — Construction de maisons d*école; — Travaux aux Hôtels de Ville de Compiègne et de Pierrefonds; — Don d'un bateau à vapeur à la ville d*Annecy; — Don au château de Pau; — Construction d*un quai de pierre à Biarritz; — Travaux de Plombières et de Vichy. — Un total île. 7.770.000 »
Pour : Restauration du ChAteau de Pierrefonds ; — Achat du Palais des Césars ; — Création du musée de Saint-Germain; —Fouilles d^Alise, de Bibrach et de Rome; — Achat des médailles de Tarse; — Armes et armures du cabinet de Pierrefonds. — Un total de 4.700.000 >»
Pour : Dégagement de TElysce el ci-éution de la iiie qui le longe ; — Don de deux hôtels aux ministres sans portefeuille ; — Pierres ajoutées aux diamants de la Couronne. — Un total de 3.300.000 »
« La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne » a dit je no sais plus qui. I/Empercur avait une exquise façon de donner. Quand il faisait un cadeau, il avait Tair d^acquiticr une dette. Un 31 janvier (nous ne modifions pas les dates pour corser Tanecdolc : elles sont rigoureusement exactes), il demande à un jeune savant de faire des recherches pour ses études personnelles, lui parle, pendant quelques instants, du travail dont il devra se charger, et pour lequel il recevra 25 louis par mois, payés d^avance. Le lendemain, i*' février, il lui remet un billet de banque. « Mais Votre Majesté se trompe, s'écrie le jeune savant. Elle a cru me donner un billet de SOU francs, Elle m*cn donne un de 4,000. — Sans doute, répond très sérieusement TËmpereur; vous
MUNIFICENCE ET DÉVOUEMENT PERdONNELS t9i
avez commencé voire service, en janvier : je vous dois donc deux mois »... Combien de Irails de ce genre ne pourraiton citer!
Les largesses impériales ne s'égarèrent-elles jamais? Nous ne voudrions pas TafOrmer. Napoléon 111 avait tant do peine à refuser, il avait la pitié si facile qu'on dut souvent en abuser. Et, de tous les points de la France, de tous les points de TEurope, on cherchait à Taltendrir sur des infortunes plus ou moins réelles, plus ou moins intéressantes. Pour TAIlemagne seulement, on a publié une nomenclature, — très incomplète, assurait-on, — d'environ deux mille demandes'.... D'Augsburg surtout elles avaient afflué. Quiconque était « Qls d*un professeur », ou « frère d'un condisciple » du prince pensait avoir des titres à sa muniCcence : quant aux condisciples, ils sy croyaient positivement des droits. 11 devait avoir bien des élèves, ce petit collège Sainte-Anne d'Augsburg, A en juger par le nombre de ceux qui se rappelaient y avoir connu TEmpereur! Beaucoup sans doute aimaient à se le figurer, comme ces émigrés de iSiT), qui revenaient de Gand, sans y avoir jamais été*... Un barbier d'Augsburg ne se rccommandait-il lui-même à la générosité de la cassette, pour avoir « repassé un rasoir de TEmpcrcur Napoléon >»?
Si, môme en France, ces largesses tombèrent parfois sur des gens qui le méritaient peu et devaient le prouver parleur ingratitude, Napoléon III ne se faisait pas trop d'illusions à ce sujet; car, pas plus que ses faveurs officielles, il ne réservait ses faveurs personnelles et secrètes aux amis du premier ou du second degré. Suivant encore sur ce point Texcmplc de Napoléon I", qui venait spontanément en aide au républicain Carnot, au républicain Chénier, — voulant