‹ Napoléon III intimeChapitre 6 sur 114 · MéwMirfê dm due de Ro9iço, i. Vlll, p. lit · texte numérisé non relu

MéwMirfê dm due de Ro9iço, i. Vlll, p. lit

été condamnés par la chute de Tempire à vivre d'une vie fort précaire. L'existence modeste à laquelle ils se trouvaient brusquement réduits, était d'ailleurs la moindre rançon de leur ancienne grandeur, celle qu'ils supportaient le plus facilement. L'exil devait avoir pour eux d'exceptionnelles rigueurs, qu'ils acceptèrent moins aisément» dont ils souffrirent toujours. Traités comme le sont des criminels ayant purgé leur peine, ils ne pouvaient choisir leur résidence. Ils étaient internés dans telle ou telle ville ; et, pour se rapprocher, même temporairement, les uns des autres, ils devaient obtenir l'autorisation formelle des cinq gouvernements, qui souvent leur était refusée.

Aujourd'hui qu'on circule presque partout sans passeports, une pareille obligation serait facile à éluder; à cette époque, il fallait bien s'y soumettre : u Des conventions diplomatiques, des traités formels, prononçant l'exil des Bonaparte, leur prescrivent jusqu'aux lieux qu'ils devaient habiter, ne permettent pas à un ambassadeur des cinq puissances de délivrer seul un passeport aux parents de Napoléon. Le visa des quatre autres ministres ou ambassadeurs des quatre autres puissances contractantes est exigé. Tant ce sang de Napoléon épouvantait les Alliés, mémo lorsqu'il ne coulait pas dans ses propres veines I ^ » Gh&teaubriand, — car c'est lui qui parlait de la sorte, — outré de ces excessives rigueurs, n'avait pas voulu s'y associer pour son compte. Il se vante d'avoir, c< en dépit des traités », comme ministre des affaires étrangères, envoyé un passeport revétude sa seule signature, à la reine Julie, désirant aller soigner une de ses parentes malades; et d'avoir donné, plus tard, comme ambassadeur à Rome, une nouvelle preuve de son indépendance, en invitant à sa table, avec tous les autres cardinaux, l'oncle de Napoléon, le vénérable cardinal Fesch, — tandis que son prédécesseur, M. de Blacas, avait ordonné à ses gens c< de le jeter du haut en bas des escaliers, s'il se présentait à l'ambassade ».

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